Ces petits délinquants, embauchés via les réseaux sociaux, ont été placés en détention lundi soir après avoir tenté de s'introduire au domicile d'un bijoutier ukrainien dans le XVIe arrondissement de Paris.
Ces quatre individus, âgés de 21 à 28 ans, ont été mis en examen pour tentative de vol en bande organisée. Ils étaient en mission dans la nuit de mercredi à jeudi dans le XVIe arrondissement de la capitale, où ils s'étaient attaqués à un bijoutier ukrainien de 37 ans. Selon une source proche de l'enquête, cet homme, qui promeut son travail sur Instagram, a déjà été la cible de voleurs à trois reprises précédentes.
À 4 heures du matin, l'équipe malveillante pénètre dans un immeuble du quartier, convaincue que l'appartement est vide.
Le bijoutier réagit avec bravoure
Cependant, le bijoutier n'était pas dupe. Alertant la police en déclenchant l'alarme et en vociférant, il effraie les intrus, qui s'enfuient vers une voiture. La police de Paris, alertée, s'engage alors dans une poursuite de 17 kilomètres avant d'intercepter les fuyards à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Les jeunes hommes sont rapidement placés en garde à vue dans les bureaux de la police judiciaire parisienne. D'après les forces de l'ordre, leur profil est préoccupant avec de nombreux antécédents judiciaires. Lors de leur arrestation, les agents saisissent des téléphones portables, des gants ainsi que du matériel utilisé pour des cambriolages.
Sur leurs divers témoignages, les suspects choisissent le silence. Les avocats impliqués, Me Sipan Ohanians et Réda Ghilaci, ont préféré ne pas commenter l'affaire en cours.
Provenant des Hauts-de-Seine, des Yvelines, et de Seine-et-Marne, ils semblent avoir été recrutés par l'intermédiaire des réseaux sociaux par un commanditaire mystérieux, qui pourrait se trouver au Maroc ou en prison, mais reste pour le moment non identifié.
Recrutement numérique : un phénomène en plein essor
Cela s'inscrit dans une tendance de recrutement bien documentée par les forces de l'ordre depuis trois ans, où les donneurs d'ordres ciblent leurs victimes exposées sur les réseaux sociaux.
Des annonces circulent sur Snapchat, proposant jusqu'à 500 euros pour participer à un vol. Initialement, ce type de crime visait des célébrités du milieu artistique, mais les investisseurs en cryptomonnaies sont désormais au cœur de l'attention criminelle.







