L'eurodéputée du Rassemblement National, Anne-Sophie Frigout, a porté plainte le 12 mai après avoir subi des insultes et des projectiles lors d'un tournage à Reims. Le Parquet a ouvert une enquête pour outrages et violences à l’encontre d’une personne chargée d’une mission de service public.
Le 8 mai, alors qu'elle s’exprimait sur la dégradation des services publics dans le quartier Wilson, l’élue a été victime d’une agression de la part d’un groupe de jeunes. Bien qu'elle n'ait pas été blessée physiquement, la situation a rapidement dégénéré. « J'ai été reconnue en raison de ma candidature aux municipales », raconte-t-elle. Les insultes ont commencé à fuser : « Sale p***, c'est toi qui étais candidate ». Par la suite, des bouteilles en plastique et d'autres projectiles ont été lancés dans sa direction, entraînant sa fuite avec le journaliste présent. Dans ses déclarations, elle a exprimé son indignation : « On m’a empêchée d’exercer mon activité d’élue. Cela aurait pu être bien plus grave », a-t-elle ajouté.
L’élue suggère la création d’une brigade canine de la police nationale
Suite à cet événement, Anne-Sophie Frigout a dénoncé l’« hypocrisie » des autorités locales face à la question cruciale du trafic de drogue dans le quartier Croix-Rouge. Elle a critiqué les élus qui, selon elle, minimisent la gravité de la situation : « Wilson est devenu un bastion pour ces bandes qui se croient toutes permises », a-t-elle déclaré. Pour remédier à ce problème, elle préconise un renforcement de la présence policière, en suggérant la mise en place d’une brigade canine. « Il n’est pas acceptable qu’un point de deal soit situé à proximité d’une école », a insisté l’eurodéputée.
Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a condamné l’agression : « Il est intolérable que Madame Frigout ait été agressée en tant qu’élue du RN ». Éric Quénard, conseiller municipal d’opposition, a également exprimé son indignation, tout en rappelant que « la violence n’a pas sa place dans le débat public. » Il a averti de la nécessité de ne pas stigmatiser les quartiers populaires, une question qui reste délicate dans le contexte actuel.







