Un événement tragique s'est produit ce lundi après-midi dans la Marne, où un adolescent de 17 ans a perdu la vie par noyade. Selon des sources policières citées par l'AFP, le jeune homme faisait partie d'un groupe d'amis venus du département de Seine-Saint-Denis, qui a choisi de se baigner sur le site de l'ancien siège de Nestlé France.
Arrivés à Noisiel, à environ 36 kilomètres de Paris, ces jeunes ont été attirés par la chaleur estivale. Malheureusement, le garçon a été vu sombrer dans l'eau par ses amis, à environ vingt mètres de la berge, en amont du barrage de l'ancienne chocolaterie Menier. Comme l'a rapporté le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) 77, les appels à l'aide ont été lancés à 14h50.
Cinq équipes de plongeurs pour retrouver l'adolescent
Une trentaine de pompiers, incluant cinq équipes de plongeurs, dont certains venus de la brigade de Paris, ont été dépêchés sur les lieux. Malheureusement, l'adolescent a été extrait de l'eau vers 17h30, mais n'a pas pu être réanimé par la Structure mobile d'urgence et de réanimation (Smur). Il a été déclaré mort aux alentours de 18h30. Les conditions de baignade étaient particulièrement dangereuses, car elles se sont déroulées dans une zone non autorisée.
Le danger de la baignade dans les cours d'eau non aménagés
La baignade dans les canaux, près des écluses et dans les cours d'eau non sécurisés représente un risque majeur, un fait souligné récemment par Voies Navigables de France, qui gère une grande partie des voies navigables en France. Au cours de l'été 2025, 409 noyades ont été enregistrées, touchant particulièrement les enfants et les adolescents, avec une augmentation alarmante de 16% par rapport à l'année précédente.
Des experts en sécurité aquatique rappellent que ces incidents tragiques pourraient être évités par une sensibilisation accrue aux dangers de la baignade dans des lieux non surveillés. "Il est crucial d'informer les jeunes et leurs familles sur les risques, notamment aux abords des barrages et des zones non sécurisées", a déclaré un représentant de la sécurité civile. Les autorités locales envisagent de renforcer la surveillance dans ces zones afin de prévenir de futurs drames.







