Dans une affaire complexe le 11 juin au tribunal correctionnel de Bordeaux, un homme de 47 ans, enregistré comme dont le discernement est aboli, a été jugé pour agression sexuelle. Les faits se sont déroulés le 8 juin lorsqu'une femme a pris le tram à Bègles, station Terres-Neuves. À son entrée dans la rame, elle a ressenti une tentative d'agression. Quand elle s'est retournée, elle a constaté que l'homme avait tenté de la violenter, mais celui-ci a feint l'innocence.
Arrêté immédiatement sur les lieux, l'agresseur présenté au tribunal a attiré l'attention d'une témoin qui a signalé qu'il avait un historique d'agressions similaires contre des femmes dans le quartier. Cependant, un expert a établi son irresponsabilité pénale, affirmant que son discernement était totalement aboli, comme l'indique le rapport de Le Monde.
Lors du procès, l'homme s'est montré incapable de répondre aux questions, ne pouvant se manifester que par des grognements. Bien que le tribunal ait reconnu qu'il avait bien commis l'acte, aucune peine n'a été prononcée. En revanche, il a été soumis à une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans, ainsi qu'avec des mineurs, et enregistré au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Cette décision a provoqué des remous au sein de l'opinion publique, d'autant plus que la question de la responsabilité pénale des individus ayant des troubles mentaux reste un sujet délicat en France.







