Marie-Thérèse Garcia, souvent décrite comme autoritaire, a toujours nié avoir commis ce crime horrible. Dans son courrier adressé à son avocate, elle affirme que l'accusation repose sur des bases fragiles : "On ignore ce qu'il s'est passé. En droit, quand on ne sait pas, on ne condamne pas." Actuellement la détenue la plus âgée de France, elle dénonce ses conditions d'incarcération, alors que toutes ses demandes de libération ont été rejetées par la justice.
Depuis sa détention en 2023, elle se présente comme innocente, déclarant qu'être enfermée pendant trois ans sans verdict est une "anomalie démocratique". Elle devra répondre des accusations de meurtres, d'enlèvement et de séquestration de Corinne Di Dio, tandis que son co-accusé, Antonio Marquez-Gomez, est toujours recherché malgré un mandat d'arrêt international.
Un rendez-vous mystérieux
Le 28 juin 1995, un pêcheur découvre une malle métallique flottant sur la Seine, contenant un corps démembré. Identifiée comme Corinne Di Dio, une femme de 37 ans portée disparue depuis neuf jours, cette mère commerciale chez Bouygues avait quitté son bureau, laissant des collègues perplexes sur un "rendez-vous étrange". Ses dernières paroles à ses amis évoquaient des doutes sur son état mental, probablement en raison d'une séparation difficile.
Interrogations et pistes d'enquête
Les enquêteurs ont d'abord envisagé une disparition volontaire, un suicide, mais aussi l'hypothèse d'un enlèvement, compte tenu des liens de la victime avec le milieu criminel. Marie-Thérèse Garcia est alors interrogée en raison de sa proximité avec la victime et son caractère dominant. Elle a avoué qu'il était possible que Corinne se soit volatilisée.
Antonio Marquez-Gomez, l'ex-compagnon et père de l'enfant de Corinne, a également été interrogé. Il a prétendu n'avoir aucune responsabilité dans la disparition, tout en participant financièrement à l'éducation de leur fils. En conséquence de l'absence de preuves, l'affaire a connu un non-lieu en mars 2000, qui fut par la suite contesté.
Réouverture du dossier
En 2004, un nouveau témoignage lâche une bombe : Nancy H., fille de Marie-Thérèse Garcia, déclare avoir entendu sa mère parler d'un plan de meurtre sur le téléphone avant la disparition. Cette révélation relance le dossier, avec des accusations qui pointent vers la commission par Garcia d'actes criminels à l'encontre de Corinne Di Dio par vengeance personnelle.
Une arrestation en 2023
Près de trois décennies plus tard, en 2023, des événements récents relancent l'intérêt pour l'affaire. Dans les Deux-Sèvres, deux disparitions font émerger le nom de Marie-Thérèse Garcia comme un des personnages clés. Des conversations inattendues, où elle évoque des parties de corps et des valises, réveillent les enquêteurs de l'affaire Di Dio.
Les éléments de preuve semblent fragiles, mais l'émotion qui entoure ces calamités reste palpable. Marie-Thérèse Garcia reste fermement en désaccord avec les accusations. "Ce ne sont pas mes méthodes", réaffirme son avocate, tout en soulignant les injustices gardées en vie à travers presque trois décennies d'errance judiciaire. Le verdict est à attendre pour le 3 juillet, alors que l'accusée lutte pour faire entendre sa voix dans ce tumulte entourant son nom et son histoire.







