Le procès, débuté le 16 juin, invite enquêteurs et psychologues à éclaircir le mystère autour de cette femme pour le moins énigmatique. Les témoignages se révèlent contradictoires : certains la décrivent comme une figure maternelle, d'autres évoquent un caractère plus sombre, comme en témoigne Isabelle Teillet, psychiatre qui l'a expertisée cette année, signalant : "C'est une personnalité clivante."
Isabelle Teillet affirme : "Pour certains, c’est une menteuse, un monstre de noirceur, pour d’autres, elle a un grand cœur. C’est une femme de cœur".
À 79 ans, Marie-Thérèse Garcia prête une oreille attentive aux experts. En réagissant aux déclarations, elle démontre une certaine vivacité d'esprit malgré son âge. Son histoire débute à Montrouge en 1946, avec des débuts tumultueux sur le chemin de la maternité et des rencontres au sein du milieu du grand banditisme.
Une vie au sein du banditisme
Après un divorce, Marie-Thérèse rencontre Alain Hellegouarch, un braqueur de banque masqué sous les traits d'un maçon. Elle finit par se retrouver dans un cercle où elle croise Corinne Di Dio. Leurs chemins se séparent, mais le destin les rattache en 1995 lorsque la disparition de Corinne secoue tout le monde. Marie-Thérèse évoque alors la possibilité d’un suicide ou d’une fuite volontaire, mais rapidement, des preuves viennent interroger cette version.
Finalement, c'est en 2023 qu’elle est mise en examen. Les accusations reposent sur une jalousie potentielle envers une relation passée entre Francisco, son compagnon, et Corinne. Cependant, la défense clame son innocence.
Analyse psychologique
Les experts, dont Isabelle Teillet, s'accordent à dire qu’il n’y a pas de signes de psychopathie chez Marie-Thérèse. "Elle est respectueuse de l’autorité et s’entend bien avec le personnel pénitentiaire", souligne l’évaluation psychologique. Néanmoins, les dynamiques familiales compliquent le tableau. Des relations tendues avec ses filles, témoignant de jalousies anciennes, viennent nourrir les conflits entourant la personnalité de Marie-Thérèse.
Sa fille Nancy, en particulier, a pris ses distances avec sa mère, la décrivant comme sévère et intransigeante. Cette rancœur familiale se manifeste d'ailleurs lors du procès. Selon certains témoignages, il semblerait même que Nancy ait porté plainte contre sa mère pour le meurtre de Corinne.
Alors que le délibéré est attendu le 3 juillet, la question demeure : Marie-Thérèse Garcia est-elle la victime d’un malentendu affectueux ou une manipulatrice au cœur d’un drame tragique? Ce procès continuera de diviser tant les experts que l’opinion publique.







