En Belgique, le crématorium de Hasselt fait face à des accusations sérieuses émanant des autorités flamandes. L'établissement est soupçonné d'avoir mis en place un système de remises pour les entreprises de pompes funèbres, offrant des réductions en fonction du nombre de défunts apportés. Une telle pratique soulève des questions éthiques majeures quant au respect dû aux défunts et à la dignité de leurs familles.
Des reports par des médias tels que 7sur7 et Sudinfo révèlent que des réductions étaient appliquées en fonction du volume de dépouilles confiées au crématorium.
Une pratique contraire à la dignité des défunts
Cette situation a provoqué une réaction immédiate de la part de Hilde Crevits, la ministre flamande des Affaires intérieures. Lors d'une interrogation parlementaire, elle a qualifié cette activité de « totalement inacceptable », soulignant qu’elle est en contradiction avec la dignité que l’on doit aux défunts et avec le droit des familles de choisir leurs services funéraires librement.
"Les remises sur volume érodent le respect qui doit être accordé aux défunts et portent atteinte à l'intégrité des choix des familles en matière d'enterrements ou de crémations," a-t-elle ajouté, insistant sur la nécessité d'un traitement digne des corps de nos proches.
Des promotions au-delà de 700 corps
Ce scandale n’est pas isolé : le groupe Pontes, qui gère plusieurs crématoriums à travers la Belgique, a également été épinglé plus tôt cette année pour des rabais similaires. Ces remises étaient accordées à des entrepreneurs funéraires ayant apporté plus de 300 ou même 700 corps. Cependant, suite à ces révélations, Pontes a depuis modifié ses pratiques pour se conformer aux normes éthiques.
À la suite de cette controverse, l'administration flamande a lancé une vérification des modes opératoires des autres crématoriums de la région. Pour l'heure, Hasselt semble être le seul à maintenir de telles remises. La ministre s'est d'ores et déjà tournée vers la municipalité de Hasselt, attendue pour fournir des explications d'ici le 10 juillet prochain.







