À l'approche de la décision de la Cour d'appel de Paris concernant l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national, le député Jean-Philippe Tanguy exprime ses inquiétudes quant à une possible "mort politique" de Marine Le Pen en cas de condamnation. Il voit en Jordan Bardella un potentiel successeur, mais l'exhorte à ne pas devenir son "clone".
Les jours passent et l'incertitude demeure… À quelques jours du verdict de la Cour d'appel de Paris sur Marine Le Pen et ses coaccusés, Jean-Philippe Tanguy, membre du RN, a partagé ses préoccupations dans un entretien accordé au Parisien. Si la cheffe de file du Rassemblement national ne parvient pas à prouver son innocence mardi 7 juillet, cela pourrait signifier une rupture avec plus de deux décennies durant lesquelles elle a dominé le paysage politique français. Une éventuelle condamnation ne stopperait pas son influence au sein du parti, mais entraînerait une "mort politique".
S'exprimant avec ferveur sur son respect pour Marine Le Pen, Tanguy évoque sa "doctrine authentique, son analyse du monde et ses propositions concrètes". Il est donc déterminé à soutenir Jordan Bardella, tout en soulignant l'importance pour ce dernier de ne pas imiter sa prédécesseure.
Construire un lien avec le peuple français
Alors que Bardella pourrait être le remplaçant de Marine Le Pen, Tanguy insiste sur le fait qu'il ne doit pas être un "clone" de son prédécesseur. Selon lui, faire passer ce message ne serait pas bénéfique pour Le Pen ou Bardella, et surtout pas pour le collectif du RN.
Si Bardella envisage de se lancer dans la course présidentielle, il devra impérativement travailler à se forger une nouvelle identité. "À mon humble avis, Jordan Bardella doit s'inspirer de l'héritage du général de Gaulle, en créant et renforçant son lien avec le peuple français", confie Jean-Philippe Tanguy. Dans toutes ces démarches, il est convaincu que Marine Le Pen continuera à le soutenir : "Elle se mobiliserait pour lui, sans aucun doute".







