Le quartier Saint-Louis à Marseille a été secoué par un incendie dévastateur dans une supérette, survenu aux premières heures du 31 décembre. Le drame a fait 11 blessés intoxiqués par les fumées, secourus par les marins-pompiers, qui ont déployé d'importants moyens pour maîtriser le sinistre.
Vers 6 heures ce matin-là, un individu cagoulé aurait pénétré dans le magasin, encore ouvert, avec un bidon de liquide inflammable. Après avoir aspergé l'employé, il aurait mis le feu avant de prendre la fuite. L'employé, heureusement réactif, a réussi à se réfugier dans les étages du bâtiment, ce qui lui a permis d'échapper à la tragédie qui s'est ensuivie.
Les marins-pompiers ont lutté sans relâche pendant deux heures avant de maîtriser le feu, tandis que les victimes, encore en pyjama, étaient prises en charge. Ce type d'incident n'est pas sans rappeler des événements similaires survenus dans cette même supérette, qui avait déjà été attaquée en 2024 par des tireurs, provoquant également un incendie.
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour tenter d'éclaircir les circonstances de cette nouvelle attaque, qui pourrait être liée à un règlement de comptes. Selon des experts, ce genre de violence semble s'intensifier dans certains quartiers de Marseille, avec des groupes criminels se livrant à des actes de violence particulièrement ciblés. La Brigade de répression du banditisme (BRB) est désormais en charge de l'enquête.
Les habitants du quartier sont en émoi, témoignant d'une montée de l'insécurité. "On se sent de moins en moins en sécurité dans notre propre quartier," a déclaré une résidente, ajoutant qu'elle avait déjà entendu des détonations dans le passé. Des mesures de sécurité pourraient être renforcées pour rassurer les riverains dans les prochains jours.







