Dans un rapport récemment publié, les services de l'État en Vaucluse révèlent que le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière a fortement augmenté cette année, avec un total de 1 069 interpellations enregistrées. Cependant, cela s'accompagne d'une baisse notable des expulsions, avec seulement 193 personnes éloignées, dont 40 ayant purgé des peines de prison.
Cette hausse de 28 % des interpellations par rapport à 2024 ne reflète pas nécessairement une augmentation du nombre d'étrangers sans papiers, mais bien une volonté politique de renforcer les contrôles dans les départements de la zone sud. En effet, 1 265 décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) ont été prises, une augmentation significative par rapport aux 891 en 2024, principalement en zone police.
Un éclairage sur les expulsions et les profils ciblés
D'après la préfecture de Vaucluse, seule une OQTF sur six a été exécutée, ce qui témoigne des défis rencontrés par les autorités pour identifier et obtenir des laissez-passer de la part des consulats. Environ 23 % des expulsés avaient des antécédents de troubles à l’ordre public, notamment liés à des infractions de stupéfiants ou des atteintes aux biens. 符895%e0%9c64
Certaines sources, comme France 3 Provence-Alpes, notent que l'approche actuelle semble se concentrer sur les profils jugés les plus dangereux, en délaissant les cas moins problématiques. 62 % des mesures d'éloignement ne concernent pas de troubles à l'ordre public, ce qui soulève des questions sur l'efficacité et les priorités des politiques d'expulsion.
Selon des experts en droit des étrangers, cette situation pourrait refléter un déséquilibre dans l'application des lois, privilégiant la surveillance plutôt qu'une approche plus nuancée et humaine. Pour des membres de la société civile, il est primordial de considérer les circonstances individuelles des étrangers en situation irrégulière avant de prendre des mesures aussi drastiques.







