Ce lundi 23 février, plusieurs associations écologistes et des habitants des communes de Tendon et Arrentès-de-Corcieux, dans les Vosges, ont décidé de déposer uneplainte contre X pour mise en danger de la vie d'autruiet atteinte à l'environnement. Ce recours vise à alerter sur les risques pour la santé et les écosystèmes causés par la pollution aux substances perfluoroalkyles, plus connues sous le nom de PFAS, qui ont atteint des niveaux alarmants.
La situation a été aggravée par un arrêté préfectoral interdisant la consommation de l'eau du robinet dans ces régions depuis la mi-octobre, suite à des analyses révélant des concentrations de PFAS dépassant les seuils usuels. Ce problème a suscité une mobilisation forte, notamment de la part des associations Sauvegarde des vallées et de prévention des pollutions, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement.
Établir une chaîne de responsabilités
Jean-François Fleck, vice-président de Vosges Nature Environnement, précise que la contamination pourrait provenir de l'épandage de boues industrielles. "Nous souhaitons faire la lumière sur les responsabilités et les manquements éventuels aux règles en vigueur", explique-t-il. Il souligne que certaines règlementations interdisent strictement l'épandage de boues qui contiennent des substances toxiques susceptibles de nuire aux écosystèmes et à la santé des populations.
Deux habitants ont rejoint cette initiative, amplifiant l'appel à une enquête approfondie. "Comment est-il possible que de telles pratiques aient été autorisées, malgré la connaissance des dangers associés aux PFAS?" s'interroge Fleck, convaincu que les autorités et les industriels ne pouvaient ignorer la toxicité de ces produits. À ce jour, l'interdiction de consommation d'eau potable reste en vigueur dans les communes de Tendon et Arrentès-de-Corcieux, suscitant l'inquiétude des riverains.







