La cour d’assises d’appel des Alpes-Maritimes vient de prononcer une peine sévère à l'encontre d’un psychiatre basé à Marseille, condamné vendredi à 20 ans de réclusion pour des viols et des agressions sexuelles commis sur quatre patientes.
Cette décision fait suite à un appel du parquet, qui avait initialement requis une peine de 18 ans lors du premier procès, où l'accusé avait bénéficié d'une réduction de peine en raison d'une altération de son discernement, liée à un diagnostic de bipolarité. Cependant, lors de l’audience d’appel, l’avocate générale, Vinciane de Jongh, a argued que le mode d'opération du psychiatre, considéré comme prédateur, ne pouvait être concilié avec une quelconque altération de son discernement. Elle a ainsi sollicité la peine maximale.
Marc Adida, âgé de 53 ans, maintient son innocence, malgré le faisceau de preuves comprenant des témoignages corroborants de plaignantes et d'autres patientes qui n'avaient pas déposé plainte. Selon une patiente, ces femmes, déjà souffrant de troubles psychiatriques tels que la bipolarité et la dépression, se sont senties comme des « marionnettes » manipulées par leur médecin.
Au sein de l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, cet homme a été reconnu coupable d'avoir violé trois patientes et d'agresser sexuellement une quatrième. La gravité des actes et l'exploitation de la vulnérabilité des victimes ont conduit à cette aggravation de peine. Les témoignages des victimes, qui ont exprimé leur état de sidération, sont accablants.
Il est également important de noter que ce psychiatre avait déjà été hospitalisé d'office à deux reprises après des épisodes maniaco-dépressifs, mais avait été déclaré apte à reprendre son exercice professionnel. La sanction inclut une interdiction définitive d'exercer.
Des experts pointent la nécessité d'une réforme du système de protection des victimes, notamment dans le cadre des professions médicales, pour éviter la répétition de tels drames. Comme l’a affirmé un spécialiste en psychiatrie, "il est crucial de renforcer les protocoles de sécurité autour de la pratique médicale pour protéger les patients les plus fragiles".







