Donald Trump délivre un ultimatum de 48 heures à Téhéran pour sceller un accord, tout en intensifiant les frappes sur les installations nucléaires iraniennes.
Au 36e jour du conflit au Moyen-Orient, le président américain a mis Téhéran en garde avec un ultimatum. « Vous vous rappelez de mes 10 jours pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DÉTROIT D’ORMUZ ? Le temps est compté – 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux », a précisé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, le 4 avril 2026.
Plus tôt dans la journée, la centrale nucléaire de Bouchehr, fruit d'une collaboration avec la Russie, a subi des frappes. C’est la seule installation nucléaire opérationnelle en Iran, ayant fait l'objet de quatre attaques depuis le début du conflit le 28 février.
Selon l'agence de presse Irna, un projectile s'est abattu « dans une zone proche de la centrale », provoquant la mort d'un garde sans endommager les installations, d'après les mêmes sources. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé l'absence d'« augmentation des niveaux de radiation », tout en exprimant, par la voix de son directeur général Rafael Grossi, sa « profonde préoccupation ». Il a rappelé que « les sites nucléaires ne doivent jamais être pris pour cible ».
Condamnation de la Russie
Dans le même temps, la Russie a initié l'évacuation d'environ 200 employés de la centrale, un peu moins d'une demi-heure après les frappes. « Nous exprimons notre ferme désapprobation face à cette action désastreuse », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe.
Des infrastructures supplémentaires en Iran ont également été atteintes, un terminal commercial à la frontière irakienne ayant causé la mort d'un ressortissant irakien. Un site pétrochimique à Mahshahr a connu des blessures pour cinq personnes, ainsi qu'une cimenterie à Bandar Khamir, sans victimes selon les médias iraniens.
Trump a récemment menacé d'attaquer des infrastructures civiles, incluant les centrales, malgré les risques d'accusations de crimes de guerre. Plus de trente universités ont été touchées depuis le début du conflit, a indiqué le ministre iranien des Sciences.
Un navire attaqué dans le détroit d'Ormuz
Parallèlement, Téhéran et Washington s'activent pour retrouver l'un des deux pilotes d'un avion américain abattu en Iran. L'armée iranienne a prétendu avoir intercepté un F-15E, l'un des aviateurs s'étant éjecté et étant récupéré par des forces spéciales, tandis que le sort du second reste incertain.
L'Iran menace aussi les nations du Golfe abritant des intérêts américains en réponse aux frappes sur son territoire. À Tel-Aviv, une personne a été légèrement blessée par des éclats de verre après une alerte à la missile, selon les secouristes.
Sur le front libanais, l'armée israélienne a ordonné l'évacuation des habitants d'un secteur de Tyr, se préparant à agir contre le Hezbollah, allié de l'Iran. Deux frappes ont blessé onze personnes en endommageant un hôpital local.
Dans le détroit d'Ormuz, pratiquement bloqué par l'Iran, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir attaqué un navire lié à Israël, qui a pris feu au port de Bahreïn. La navigation dans ce détroit essentiel pour l'approvisionnement en énergie mondiale se poursuit avec prudence, un autre navire turc et un bateau indien ayant réussi à passer.







