Donald Trump a adopté une approche basée sur les ultimatums vis-à-vis de l'Iran, une méthode qu'il calque sur sa carrière dans le monde des affaires. Toutefois, cette tactique, souvent repoussée ou sans effet tangible, soulève des inquiétudes sur sa crédibilité sur la scène internationale, tant auprès de ses alliés que de ses adversaires.
Le compte à rebours est enclenché : à l'approche du mardi 7 avril, le délai qu'il a imposé à l'Iran pour la réouverture du détroit d'Ormuz attire l'attention. Cette fois-ci, Donald Trump a fixé l échéance à "mardi 20 heures", heure de New York. C'est un énième ultimatum qui, comme l'affirme le président, s'inscrit dans ses méthodes habituelles de négociation d'affaires.
C'est une version politique de l'Art of the Deal, titre de son célèbre livre des années 1980. Notons qu'il s'agit de sa troisième date limite pour l'Iran, chacune étant suivie d'un report. La tension monte, et son ton se fait de plus en plus alarmiste : Trump déclare qu'il est prêt à "déchaîner les enfers" sur l'Iran, affirmant même qu'il pourrait "détruire le pays en une nuit".
À l’heure actuelle, le monde semble être à l'heure de Trump, avec un œil rivé sur le compte à rebours. Pour ceux qui se trouvent à Paris, l'alerte sonnera à 2 heures du matin, tandis que pour ceux de la côte Est américaine, cela sera à 20 heures.
Selon une analyse de FranceInfo, cette stratégie fait l'objet de critiques croissantes, mettant en lumière les risques que représentent des menaces fréquentes sans actes concrets. Les experts s'interrogent: peut-on maintenir une crédibilité si les ultimatums perdent leur force. Alors que les tensions s'intensifient, l’incertitude semble être un nouveau protagoniste dans cette saga géopolitique.







