Les forces armées israéliennes ont reçu l'ordre de cibler les environs de la capitale libanaise, tandis que les négociations entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent. Téhéran conditionne tout accord à la cessation des hostilités au Liban.
Le gouvernement de Benyamin Netanyahou affiche une détermination farouche dans son discours quotidien. Les membres du cabinet justifient les frappes répétées en clamant que les objectifs régionaux d’Israël demeurent inchangés, peu importe les pourparlers en cours. Le ministre israélien de l'Éducation, Yoav Kisch, a affirmé : « Il n’y a pas de cessez-le-feu dans le nord d’Israël, il y a une guerre », précisant que les bombardements autour de Beyrouth ne font que refléter la réalité de la situation. Il a également souligné que, malgré ces offensives, le pays n'avait pas encore remporté de victoire décisive, que ce soit à Gaza ou face à l'Iran.
La perspective d'une approche américaine apaisante envers Téhéran devient intenable pour Israël, qui craint que cela ne rouvre la porte à un enrichissement nucléaire. Kisch a averti : « Si les Américains n’agissent pas pour l’empêcher, nous sommes tenus de le faire », suggérant une escalade potentielle sans le soutien américain, une voie risquée mais envisageable.
Les États-Unis indirectement impliqués au Liban ?
Les responsables israéliens sont bien conscients que les négociations iraniennes avec les États-Unis se heurtent à la condition d'un cessez-le-feu au Liban. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a insisté sur le fait que les attaques israéliennes ne cesseront pas tant que le Hezbollah continuera à riposter. En considérant même la création d'une zone sous contrôle militaire en partie du Liban du Sud, suite à la capture du château médiéval de Beaufort, cela pourrait compliquer encore davantage la situation.
Katz a déclaré : « La banlieue sud de Beyrouth n’est pas différente des localités du nord d’Israël : s’il n’y a pas de calme dans le nord, il n’y aura pas de paix à Beyrouth », une position réaffirmant que le pays appliquera une pression continue tant que ses propres habitants seront menacés.
Les efforts diplomatiques des États-Unis semblent au point mort, incitant à s'interroger sur le rôle de Washington dans la coordination des frappes aériennes. Selon Channel 14, ces bombardements auraient été coordonnés avec les États-Unis, suggérant une volonté de Washington et Tel-Aviv d'inclure la fin du soutien iranien au Hezbollah dans leurs tractations. La question demeure quant aux concessions que l'Amérique pourrait faire à l'Iran pour désavantager son influence dans la région, un enjeu crucial depuis les années 1980.







