Les trois sociétés girondines, à savoir Greenrecup'33, Azura recyclage et 3VR, ainsi que leurs dirigeants, ont été entièrement relaxés par le tribunal correctionnel de Bordeaux ce lundi. Accusés d’avoir illicitement enfoui 6.000 tonnes de déchets en Espagne entre 2020 et 2024, ils ont finalement été blanchis, dans une décision qui a suscité un immense soulagement.
Les entreprises, respectivement basées à Blanquefort, Bassens et Canéjan, faisaient face à des accusations graves, notamment d'exportation clandestine de déchets nuisibles pour la santé publique et de gestion irrégulière de déchets en bande organisée. Le parquet avait requis jusqu’à 800.000 euros d’amende, ainsi que des peines d'interdiction d'exercer et la fermeture de leurs activités pendant une durée déterminée.
Néanmoins, le tribunal a conclu qu'il n'existait pas de preuves suffisantes pour caractériser les déchets comme dangereux ou pour établir l’existence d'une bande organisée. Face à la décision, les dirigeants, après une longue période de stress et de doutes, ont exprimé leur soulagement. "Nous avons toujours clamé notre innocence," a déclaré Julien Romec, directeur d'Azura recyclage, qui emploie environ 100 personnes. Il ressent une immense gratitude après deux années de procédures difficiles où l'injustice semblait peser sur eux. "Les enquêteurs ont parfois fait des liens là où il n'y en avait pas," a-t-il commenté, appuyant sur la complexité de la réglementation en matière de gestion des déchets en France.
Les employés des sociétés visées partageaient également cette attente anxieuse, craignant les conséquences financières que pourrait engendrer une déclaration de culpabilité. Philippe, un salarié concerné, raconte : "Notre plus grande peur était d'entendre parler de peines complémentaires, notamment l'interdiction de travailler pendant un an." Heureusement, cette menace s'est dissipée avec le verdict de relaxe.
Cette décision est désormais un signal fort et encourageant pour l'avenir des entreprises de recyclage au sein d’une industrie souvent critiquée pour ses pratiques. La relaxe des sociétés girondines souligne l'importance d'une approche mesurée et fondée sur des preuves dans les affaires de gestion des déchets.







