Ce lundi 1er juin 2026, une avocate de Rouen a initié un recours auprès du tribunal administratif afin d'annuler l'arrêté de la préfecture de Seine-Maritime, daté du 31 mai 2026, qui permet le survol de drones dans le centre-ville. Ce dispositif a été mis en place en raison du procès Lafarge, où quatre militants écologistes sont jugés pour des accusations graves telles que l'association de malfaiteurs et dégradations.
Maître Chloé Chalot a confié à ICI Normandie qu'elle a déposé son recours peu après 8h du matin. L'arrêté concerné autorise l'utilisation de deux drones sur une zone délimitée par les boulevards des Belges, de la Marne, de l'Yser, de Verdun, ainsi que les quais de Paris, de la Bourse et du Havre. Cette mesure soulève des inquiétudes quant à la sécurité et à la vie privée des habitants de Rouen.
Des experts en droit aérien, tels que le professeur Pierre Valéry de l'Université de Rouen, estiment que cette situation illustre les tensions entre la sécurité publique et le respect de la vie privée. Selon lui, « la résistance à ce type d'autorisation est légitime, surtout dans des zones urbaines sensibles.»
Cette action en justice pourrait avoir des conséquences notables sur la gestion de l'espace aérien dans les centres-villes français, et l'attention du public reste désormais focalisée sur les développements à venir de cette affaire.







