Les immatriculations de véhicules électriques en France ont enregistré une hausse impressionnante de 81 % en mai par rapport à l'an passé, atteignant 37.412 unités. Ces résultats, dévoilés lundi par le cabinet AAA Data, portent leur part de marché à un niveau sans précédent de 29 %, contre 16 % l'année dernière. En ce qui concerne les particuliers, un achat automobile sur trois est désormais un modèle électrique avec une part de marché de 34 %.
En parallèle, les ventes de voitures neuves dans l’hexagone ont connu une légère hausse de 3,7 % en mai, totalisant 128.484 immatriculations, dont les véhicules électriques représentent près d’un tiers (29 %). D’après la Plateforme Automobile, les achats effectués par des particuliers ont atteint 57.070 immatriculations, marquant une progression significative de 15 %. En revanche, les ventes aux entreprises ont crû d’un modeste 1 % avec 30.802 unités.
Le secteur des loueurs de courte durée a également contribué aux ventes, bien que des marques comme Stellantis et Renault aient enregistré des baisses respectives de 7,7 % et 7,6 %. À l'inverse, Toyota a connu un rebond de 4,2 %. Du côté des entreprises chinoises, BYD, Xpeng et Leapmotor affichent des croissances significatives.
Climat favorable pour l'occasion
Le marché des véhicules d'occasion a observé 409.142 transactions, bien que cela représente une baisse de 4 %. Cependant, les ventes de voitures d'occasion électriques se sont élevées à 22.932, plus du double par rapport à mai 2022. AAA Data souligne que cette tendance s'inscrit dans un contexte de prix plutôt attractifs pour les véhicules électriques d’occasion et d'une offre croissante sur le marché secondaire.
"Le report du malus occasion rétroactif au 1er janvier 2027 et la suspension des zones à faibles émissions (ZFE) en 2026 sont des facteurs favorables au marché des voitures anciennes. Par conséquent, les transactions entre particuliers de véhicules de plus de dix ans progressent de 4 %, atteignant 171.405 unités, soit 72 % des transactions C2C", explique un analyste du cabinet d'expertise.
En ce qui concerne le segment des utilitaires légers, une baisse de 10,5 % a été constatée, totalisant 26.265 unités. Les utilitaires électriques peinent encore à atteindre une part significative, ne représentant que 2,2 % des petits utilitaires et moins d'1 % pour les utilitaires moyens et lourds. Au cumul des cinq premiers mois de 2026, le marché français des voitures particulières neuves est resté relativement stable, avec une légère baisse de 0,64 % et 146.301 immatriculations, alors que le segment des véhicules utilitaires légers a reculé de 1,19 %, totalisant 814.680 véhicules.







