Dans une récente interview, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a affirmé clairement qu'il n'envisage pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann pour l'élection présidentielle de 2027. Cette déclaration a été faite le 1er juin, témoignant de sa volonté de mener une campagne autonome.
Roussel a insisté sur sa position sur France 2, soulignant que "les communistes décideront souverainement et ils pourront voter sur ce choix-là", en amont du congrès prévu pour début juillet. Ce refus de se ranger derrière des figures comme Mélenchon ou Glucksmann s'inscrit dans une ligne de conduite déjà affirmée lors d'un conseil national du PCF fin mars, comme l'a rapporté Libération.
Ce refus de soutenir les leaders de la gauche pourrait ouvrir la voie à une nouvelle candidature féminine ou masculine du PCF, portant le flambeau de Fabien Roussel. L'élu, actuellement maire de Saint-Amand-les-Eaux, tente de redynamiser l'identité communiste depuis son élection à la tête du parti en 2018. Sa première candidature à la présidentielle de 2022, ayant généré un score de 2,28 %, montre déjà son souhait de s'inscrire à nouveau dans le paysage politique.
Confrontation à la crise sociale
Lors de cette interview, Roussel a également mis l'accent sur la crise sociale actuelle qui touche les Français, aggravée récemment par la flambée des prix des carburants suite à la crise en Moyen-Orient. Il a déclaré : "Ce qui nous préoccupe d’abord, c’est la situation de crise sociale que vivent les Français aujourd’hui."
Dans ce contexte, le PCF a lancé des revendications claires, appelant à "5% d'augmentation de salaire" et à "bloquer les prix de l'essence". Ces propositions visent à représenter les préoccupations des citoyens face aux difficultés économiques croissantes.







