l'essentiel
Le baromètre d'Odoxa-Mascaret, commandé par Public Sénat et La Dépêche du Midi, met en lumière la domination des plateformes numériques dans la campagne présidentielle de 2027. Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella se démarquent nettement dans les échanges en ligne.
La campagne présidentielle de 2027 s'annonce comme la plus numérique de l’histoire de la Ve République. L’utilisation accrue des réseaux sociaux (Facebook, TikTok, Instagram, X), des vidéos (YouTube) et même des messageries (WhatsApp, Telegram) s’impose. De plus, l’intelligence artificielle joue un rôle croissant, tant chez les candidats que les électeurs, qui s’informent sur des plateformes comme ChatGPT ou Claude, selon des études récentes.
À moins d’un an de l'élection, les candidats ayant déjà bâti de robustes communautés, tels que Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella, prennent le devant sur le terrain numérique. Cependant, ceux qui semblent en retard peuvent encore rattraper leur retard.
À gauche, Mélenchon domine
Selon le baromètre Odoxa-Mascaret, une hiérarchie claire émerge sur les réseaux sociaux. Jean-Luc Mélenchon écrase ses adversaires avec plus de 4 millions de mentions, représentant 85 % des discussions liées aux candidats. Olivier Faure du PS le suit à distance avec 516 000 mentions, loin derrière des figures comme Marine Tondelier ou Fabien Roussel. La récente annonce de candidature de Mélenchon, faite début mai sur TF1, a encore renforcé sa visibilité, ajoutant 530 000 mentions en une semaine.

Cependant, cette domination ne se fait pas sans critiques : Mélenchon demeure la figure la plus clivante de la gauche, bien qu’il génère aussi le plus d’adhésion numérique. Fabien Roussel, pour sa part, affiche un bon ratio de sentiments positifs, bien que dans une optique moins volumineuse.
Au centre, duel Attal-Philippe
Dans le cénacle central, Édouard Philippe se maintient en tête des mentions avec 787 000 résultats, mais se voit challengé par Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann. Attal, cependant, affiche une mobilisation numérique accrue avec 5,9 millions d'engagements contre 5,8 millions pour Philippe, selon le baromètre.

Visibilité exceptionnelle de Bardella
Les résultats révèlent également les défis auxquels font face plusieurs candidats potentiels. Gérald Darmanin est perçu comme le plus rejeté du bloc central avec plus de 50 % de sentiments négatifs. Pour sa part, Raphaël Glucksmann fait face à des critiques variées, tant de la gauche radicale que sur son lien avec certains médias.

À droite et à l’extrême droite, Jordan Bardella, ayant explosé sur TikTok, est désormais le principal adversaire numérique de Mélenchon. Avec 2,2 millions de mentions et 26,8 millions d’engagements, le président du RN jouit d’une visibilité exceptionnelle, tout en ayant un taux de rejet inférieur à celui de Marine Le Pen, qui, bien que présente dans les discussions, est souvent associée aux controverses historiques du parti.
Enfin, la percée de Sarah Knafo se dessine comme l’une des surprises du baromètre. Active sur X, elle allie forte visibilité et un niveau de sentiment positif élevé, contrastant avec la présence moins marquante de Bruno Retailleau sur ces plateformes.







