La société montpelliéraine MGH Energy se prépare à transformer une friche industrielle de Laudun-L’Ardoise en un site de production de carburant de synthèse à partir d’hydrogène vert. Ce projet marque un tournant significatif dans les efforts français de décarbonisation et pourrait faire de cette unité l'une des premières en Europe.
Implantée à Pérols, près de Montpellier, MGH Energy a mis en place un ambitieux projet sur ce site anciennement exploité par Arcelor-Mittal. "C’est un processus complexe et hautement technique", déclare Gilles Leandro, directeur général du groupe Soper, propriétaire de MGH Energy. L’installation prévue s’étendra sur un terrain de 35 hectares que l’on souhaite "reverdir". Le projet a pour but de produire du carburant vert pour les secteurs des transports aérien et maritime, notamment du e-kérosène et du e-méthanol, qui sont "impossibles à décarboner autrement".
Cette ambitieuse raffinerie nécessitera un investissement d’environ un milliard d’euros et créera environ 400 emplois durant les deux années de travaux, qui commenceront en 2028 avec une livraison prévue en 2031. "Nous devons d'abord réaliser deux ans d'études", insiste Gilles Leandro.
Un projet à fort impact sur l'économie locale et l'environnement
La durée de vie de l'unité est estimée à 30 ans. En outre, le projet inclura la production d’hydrogène sur le site, avec un objectif de 300 mégawatts d’électrolyse. Chaque année, l’objectif est d’atteindre 70 000 tonnes de e-kérosène et 50 000 tonnes de e-méthanol.
selon MGH Energy, "le caractère novateur de l’installation la place parmi les premiers sites européens capables de répondre aux nouvelles réglementations imposées aux compagnies aériennes et maritimes, qui devront intégrer une proportion croissante de carburants de synthèse".
Ce projet illustre non seulement l'engagement de MGH Energy envers des solutions énergétiques durables, mais également son potentiel pour stimuler l'économie locale et réduire l'empreinte carbone des secteurs de transport. La reconnaissance croissante de ce type d'initiative pourrait propulser la France en tête des nations pionnières dans ce domaine, comme le souligne plusieurs experts environnementaux du pays.







