Le centre Pompidou-Metz a récemment annoncé avoir porté plainte contre X suite à la disparition d'une banane, élément central de l'œuvre « Comedian » de Maurizio Cattelan. Cette œuvre, qui consiste en une banane fixée au mur avec du ruban adhésif, a été initialement achetée pour la somme colossale de 5,2 millions de dollars lors d'enchères à New York.
Ce vol s'est produit ce samedi, lorsque l'agent de sécurité du musée a constaté l'absence du fruit en début d'après-midi. L'établissement a fait savoir que, bien que l'œuvre repose sur un certificat d'authenticité et un protocole d'exposition plutôt que sur son composant périssable, cet acte est un manque de respect aux œuvres d'art présentées. Le fruit a été remplacé rapidement, permettant à l'œuvre de conserver sa forme initiale.
Cette situation délicate n'est pas sans précédent. « Comedian’s » a été créée en 2019 dans le but d'interroger la valeur de l'art. Elle fait actuellement partie de l'exposition « Dimanche sans fin », qui s'étendra jusqu'au 25 janvier 2027. Déjà en juillet dernier, un visiteur avait mangé la banane, un incident qui avait finalement amené le centre à ne pas porter plainte, car l'individu avait été identifié et s'était exprimé sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci, l'absence d'un dialogue possible avec l'auteur a incité le musée à agir.
« C’est la seconde fois que cela se produit, et c’est une question de respect envers les œuvres », a commenté Elsa De Smet, la responsable de communication du musée. Ce dernier a décidé d'intensifier sa vigilance pour éviter de futurs incidents.
Il convient de rappeler que l'originalité de l'œuvre a d'abord été mise à l'épreuve lors d'une exposition à Miami, où un artiste avait également mangé la banane pour dénoncer son prix élevé. En novembre 2021, un autre exemplaire de l'œuvre avait été acquis par Justin Sun, le fondateur de la plateforme de cryptomonnaie Tron, qui avait déclaré avec humour que cette banane était « bien meilleure que les autres ». Cette série d'événements soulève des questions fascinantes sur la nature de l'art contemporain, la perception de la valeur et le respect dû aux créations exposées, comme l'ont souligné plusieurs critiques dans la presse française.







