Le Rassemblement national (RN) se trouve au cœur d'une nouvelle enquête concernant l'usage de fonds européens, impliquant son ancien groupe au Parlement à Strasbourg. Cette investigation est menée par le Parquet européen, qui a conduit des perquisitions dans plusieurs pays, dont la France, la Belgique, l'Espagne et l'Italie, en raison de soupçons de détournement de fonds publics.
À quelques jours d'une décision cruciale de la cour d'appel concernant l'affaire des assistants parlementaires européens, le RN voit ressurgir des interrogations judiciaires. Cette enquête ne touche pas directement Marine Le Pen, qui fait face à ses propres accusations, mais s’intéresse à l'ancien groupe politique européen Identité et Démocratie (ID), auquel le RN était affilié de 2019 à 2024.
Des sources médiatiques, telles que Le Monde, ont révélé qu'un rapport confidentiel du Parlement européen évoque 4,3 millions d'euros de dépenses litigieuses. Parmi celles-ci, des contrats de communication attribués sans appel d'offres, potentiellement au profit d'entreprises historiquement liées au RN, soulèvent des questions de favoritisme. Certaines de ces sociétés seraient dirigées par d'anciens membres du GUD, un groupuscule dont Marine Le Pen tente de s'éloigner.
Dans un message sur Twitter, le président du RN, Jordan Bardella, a déclaré que les perquisitions ciblaient des prestataires de communication associés au parti, affirmant que son mouvement n'avait “rien à se reprocher” et qu'il se conformera aux demandes des enquêteurs. Cependant, il a également critiqué le timing de l’enquête, soutenant qu'elle semble coïncider avec la proximité des échéances électorales.
Face à ces accusations, des experts en politiques publiques affirment que si le RN ne parvient pas à se défaire de ces allégations, cela pourrait avoir des conséquences sur sa réputation, surtout dans un contexte électoral déjà tendu.







