Ce jeudi 2 avril, plusieurs membres de La France insoumise, dont Nadège Abomangoli, Danièle Obono et Carlos Martens Bilongo, ont été la cible d'un courrier jugé "négrophobe". Ce dernier détournait une célèbre page de "Tintin au Congo", représentant les personnes noires de façon déshumanisée.
Le texte, émis à l'occasion d'une campagne raciste croissante, visait également Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis, mentionnant que les destinataires étaient "échappés du zoo de Beauval". LFI a dénoncé cette forme de racisme en rappelant le climat hostile qui s'est intensifié depuis l'élection de Bagayoko.
Une "attaque inacceptable"
LFI a exhorté toute la classe politique à condamner cette "attaque raciste", qualifiée d'"odieuse". Il souligne que ce phénomène ne se limite pas à des actes isolés, mais fait partie d'un continuum de violences que subissent les élus noirs et racisés. La manière dont certains médias, incluant CNews, rapportent ces incidents alimente un climat de haine, selon des déclarations de LFI relayées par plusieurs experts et associations antiracistes.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré à l’Assemblée que des "poursuites pénales" contre les auteurs des discours racistes étaient envisagées. Cette déclaration a suscité des réactions mitigées, certains y voyant une volonté réelle de combattre le racisme et d'autres dénonçant une réponse jugée insuffisante.
En réponse à ces événements, Bally Bagayoko a appelé à un rassemblement citoyen pour dénoncer le racisme, indiquant que le combat contre la haine est nécessaire pour construire une société plus juste et égalitaire.







