Ce vendredi a marqué un tournant dramatique au Moyen-Orient avec l'abattage de deux avions militaires américains par l'Iran. Un F-15 et un A-10 Warthog ont été touchés, laissant un pilote toujours porté disparu. Ce revers souligne les capacités militaires de l'Iran malgré les affirmations américaines d'une domination aérienne.
Selon El País, "les États-Unis ont reçu l'avertissement le plus clair alors que la guerre contre l'Iran semble loin d'être finie". Cette assertion est renforcée par Axios, qui souligne que "malgré les assurances répétées de la défense américaine, l'Iran prouve encore une fois qu'il est un adversaire redoutable".
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont abattu le F-15, dont deux pilotes ont réussi à s'éjecter. L'un d'entre eux a été secouru par des hélicoptères américains, mais le sort du second reste incertain selon El País.
Une récompense offerte
Les forces américaines et iraniennes collaborent pour localiser le pilote disparu. Les autorités iraniennes ont même proposé une "généreuse récompense" pour toute information sur sa localisation. Des opérations de recherche ont été déclenchées dans le sud-ouest de la province Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, comme le rapporte The Times of Israel.
Israël participe également aux efforts de recherche, avec son armée de l'air qui a temporairement suspendu ses frappes dans certaines zones de recherche, ajoute le média israélien.
Le second appareil, l'A-10, s'est écrasé près du détroit d'Ormuz. Selon The New York Times, le pilote a été récupéré sain et sauf, mais les raisons du crash restent floues, l'armée iranienne affirmant avoir touché l'appareil.
Silence du Pentagone, répliques de Trump
Les événements contredisent les déclarations antérieures du gouvernement américain sur la supériorité aérienne. The Washington Post souligne que cela soulève des questions sur les capacités militaires encore disponibles pour l'Iran après un mois d'opérations contre son arsenal.
Le Pentagone est resté muet sur la situation, tandis que Donald Trump a évité de faire des commentaires détaillés, déclarant simplement que "nous sommes en guerre" lorsqu'on lui a demandé l'impact potentiel de ces événements sur les négociations avec Téhéran.
Recherche et sauvetage périlleux
Les opérations de recherche sont parmi les missions les plus risquées de l'armée américaine, comme le souligne The Washington Post. Les hélicoptères, qui opèrent souvent à basse altitude, demeurent vulnérables aux tirs ennemis. Deux hélicoptères américains ont d'ailleurs été touchés lors de ces opérations, mais ont réussi à regagner leur base.
À Téhéran, le ton était ironique. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a tourné en dérision les déclarations répétées de Trump sur la victoire américaine, déclarant sur X : "Après avoir vaincu l’Iran 37 fois d'affilée, le mot d’ordre est désormais : ‘Hé ! Quelqu’un a-t-il vu nos pilotes ?'" selon Le Soir.







