Le Parquet national financier (PNF) est sur le point de terminer son enquête concernant le député du Rassemblement national, Michaël Taverne. Des allégations de cumul indû de son salaire de policier et de son indemnité parlementaire sont au cœur de l'affaire. Selon une source judiciaire, relayée par Le Canard enchaîné, l'enquête pourrait bientôt entrer dans sa phase finale.
Michaël Taverne, élu député dans la 12e circonscription du Nord en 2022, est accusé d'avoir perçu son salaire de policier tout en touchant près de 6 000 euros nets par mois en tant que parlementaire. Selon les révélations, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATPV) aurait alerté le PNF en juin 2025, provoquant l'ouverture d'une enquête pour concussion. Ce délit peut entraîner jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 500 000 euros, comme l'a confirmé une source judiciaire.
Dans ses déclarations, Michaël Taverne a demandé son détachement trois jours après son élection, une démarche qui a été approuvée deux mois plus tard par le ministère de l'Intérieur. Il s'est défendu en affirmant être victime d'un "imbroglio administratif" et a nié les accusations de fraude, affirmant qu'il a agi en toute bonne foi, ne réalisant pas l'illégalité de son action. "Je ne savais pas que c'était illégal", a-t-il déclaré au média.
Les implications de cette affaire suscitent un certain émoi dans le paysage politique français, ajoutant une couche de complexité à la perception des élus et de leurs pratiques financières. Le député a choisi de ne pas commenter plus avant cette affaire pesante, qui pourrait avoir des conséquences sérieuses sur sa carrière politique.







