Les combats s'intensifient dans le nord du Mali suite à une offensive majeure par des rebelles et des groupes djihadistes.
Des affrontements ont éclaté à nouveau dimanche 26 avril à Kidal, entre des membres de la rébellion touareg et l'armée malienne, soutenue par des mercenaires russes, selon des sources des deux camps. "Nous souhaitons déloger les derniers éléments russes qui se sont retranchés dans un camp", a déclaré Mohamed Ramdane, porte-parole des rebelles touareg. Un élu local, qui a préféré rester anonyme pour des raisons de sécurité, a confirmé avoir entendu des tirs dans la ville.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA), un groupe séparatiste qui revendique l'indépendance de l'Azawad, a affirmé avoir pris contrôle de Kidal après une série d'attaques coordonées avec les djihadistes d'Al-Qaïda. Cette ville, bastion des touaregs, avait été reprise en novembre 2023 par l'armée malienne, aidée par des combattants paramilitaires russes, mettant fin à plus de dix ans de contrôle rebelle. Par ailleurs, le FLA a déclaré avoir solidifié sa position dans plusieurs autres localités, notamment dans la région de Gao.
Attaques intenses et situation alarmante
Le Mali est confronté depuis plus d'une décennie à une escalade de violence armée liée à des groupes djihadistes. Les récents événements marquent une intensification des conflits, la première depuis l'arrivée au pouvoir de la junte en 2020. Des combats ont également éclaté dans les périphéries de Bamako, ainsi qu'à Gao et Sévaré, faisant plusieurs blessés parmi les civils et militaires. Le gouvernement a rapporté 16 blessés et a minimisé les dégâts, affirmant que "la situation est totalement sous contrôle dans toutes les localités ciblées", selon les déclarations officielles.







