"Le 1er-Mai, tout le monde, j'espère, va vouloir aller acheter sa baguette." C'est ainsi que Gabriel Attal a débuté sa visite dans une boulangerie de l'Avenue du Point du Jour à Lyon. Actuel patron de Renaissance, il sillonne la ville dans le cadre de sa préparation aux élections présidentielles.
Après avoir dédicacé son livre à Biarritz et assisté à la foire au jambon de Bayonne, il a posé ses valises dans le Rhône ce mardi. Au programme : rencontre avec des élèves dans un collège à Saint-Symphorien d'Ozon, échanges avec des acteurs économiques, inauguration d'une salle Samuel-Paty au lycée Branly, balade chez des commerçants et un meeting au théâtre Comédie Odéon.
Sa visite au collège Jacques-Prévert a été tout un événement. Les élèves ont afflué pour immortaliser ce moment par des selfies et des autographes. En chantant la Marseillaise, avec une mention particulière au 6e couplet exaltant la liberté, Attal a souligné l'importance de cet idéal, qu'il considère comme "la valeur la plus précieuse" de notre République.
En conversant dans la salle des profs, une enseignante a partagé ses difficultés à enseigner, évoquant le défi de la diversité des niveaux dans ses classes. Attal a reconnu que les réformes antérieures sur les groupes de niveau ont été abandonnées par la nouvelle équipe gouvernementale, un choix qu'il déplore, explicité par son constat d'une réflexion "trop idéologique" sur le sujet.
Lors d'une table-ronde avec des élèves de troisième, l'une des questions a tourné autour de sa candidature. Bien qu'il n’ait pas encore annoncé son engagement, il a promis de "mettre l'école et l'éducation au centre de son programme," tout en mentionnant un plan ambitieux pour favoriser la culture et l'art.
Concernant les réseaux sociaux, il a évoqué la nécessité d'une interdiction pour les moins de quinze ans, revendiquant que bien que les limites de vitesse soient souvent ignorées, cela n'a pas empêché une baisse globale de la vitesse sur les routes.
À proximité, le député Jean-Luc Fugit avait organisé une rencontre avec des chefs d'entreprises pour discuter de sujets variés tels que le retour à l'emploi grâce à l'obligation d'activité pour les bénéficiaires du RSA, ou encore la réforme de l'assurance-chômage, un chantier laissé intact depuis la dissolution du gouvernement précédent.
L'inauguration d'une salle Samuel-Paty au lycée Branly a été un moment poignant avec le témoignage d'un de ses anciens collègues, Christophe Capuano, qui a plaidé pour la panthéonisation de son ami assassiné. Gabriel Attal a promis son soutien à cette initiative.
Malgré une déambulation rapidement écourtée par la pluie, Attal a pu échanger sur son projet de loi visant à élargir le travail le 1er-Mai, une proposition qui a trouvé un écho positif. Il a exprimé des regrets concernant la reculade du gouvernement face aux syndicats et à la gauche.
Attal a confié à l'AFP que la situation actuelle au Parlement et au gouvernement pourrait offrir à la France l'opportunité d'une vraie campagne présidentielle, contrastant avec l'élection de 2022 qu'il jugeait pauvre en débats constructifs.
La dédicace de son livre à la librairie Decitre a attiré une foule considérable, précédant une "Nuit de la nouvelle République", un meeting inspiré d'un événement récent à Paris. Ce dernier se déroulera sans le recours à l'intelligence artificielle, avec des thèmes sur la démocratie et l'éducation. D'autres rendez-vous sont prévus à Bordeaux et Strasbourg, suivis d'un grand meeting parisien le 30 mai, avant ou après l'annonce officielle de sa candidature.







