Les autorités mexicaines frappent un grand coup en arrêtant Audias Flores Silva, alias "El Jardinero", ancien bras droit d'El Mencho, mort récemment. Cette arrestation intervient dans un contexte d'intensification de la coopération sécuritaire avec les États-Unis et marque une nouvelle étape dans la lutte contre le crime organisé.
Deux mois après la disparition de Nemesio Oseguera Cervantes, dit "El Mencho", une figure clé du cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), les forces spéciales de la Marine mexicaine ont agi sur la base de plusieurs mois d'enquête. Lundi 27 avril, dans l'État de Nayarit, cette opération a conduit à l'arrestation d'El Jardinero, considéré comme son successeur, d'après le journal El País América.
À 45 ans, El Jardinero est sous le coup d'accusations aux États-Unis pour trafic de stupéfiants. Le département du Trésor américain a affirmé qu'il supervisait des activités dans des États clés tels que Jalisco et Michoacán, comme rapporté par Milenio.
Une opération calme et maîtrisée
Selon El País, l'intervention a été menée avec prudence, loin des violences qui avaient émaillé les opérations précédentes. D'après un communiqué gouvernemental, "aucun coup de feu n’a été tiré, ni par la Marine ni par le groupe criminel".
Cette opération, résultat de 19 mois d'efforts, a mobilisé 500 agents de sécurité. La pression des États-Unis s’est intensifiée, avec une récompense atteignant cinq millions de dollars pour toute information utile.
Dans la foulée, Reforma a informé de l'arrestation d'un autre membre clé du réseau d’El Jardinero, César Alejandro "N", alias "El Güero Conta", à Zapopan, au Jalisco.
Timing parfait ?
La presse observe un timing particulièrement crucial pour cette arrestation. Selon Expansión, cet événement pourrait servir à calmer des tensions croissantes, surtout après la mort controversée de deux agents de la CIA sur le sol mexicain, qui a suscité des critiques sur l'ingérence américaine.
Pour plusieurs analystes, l'arrestation d'El Jardinero pourrait être davantage une réponse politique qu'une simple conséquence directe de la lutte contre le cartel, visant à restaurer la confiance dans les capacités de l'État mexicain face au crime organisé.







