Le 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes (Marne) a rendu hommage, le 28 avril 2026, à Anicet Girardin, soldat français décédé en mission au Liban.
« Vous resterez à jamais un modèle de courage, d'intégrité et d'honneur » : c'est avec ces mots que la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a honoré le sergent Anicet Girardin, décédé à l'âge de 31 ans des suites de ses blessures subies lors d'une embuscade au Liban. La cérémonie, présidée par Vautrin, a eu lieu dans la Marne au sein du régiment dont appartenait Anicet.
Au cours de son discours, Catherine Vautrin a salué les qualités d'Anicet Girardin, le qualifiant de « consciencieux, discret et d'une fiabilité sans faille ». Engagé en 2016, il avait acquis une expertise pointue dans la détection d'explosifs, un domaine nécessitant « patience, rigueur et intelligence du vivant », a-t-elle précisé.
Décédé des suites de ses blessures
Déployé au Liban depuis le 23 janvier dernier, Anicet Girardin était en mission comme adjoint-chef de groupe cynotechnique. Le 18 avril, lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire pour soutenir un poste de Casques bleus, il a été attaqué par un groupe armé, précise son régiment dans un communiqué.
Cette attaque a également coûté la vie à l’adjudant Florian Montorio et blessé trois autres soldats. Anicet, gravement blessé alors qu'il venait en aide à son supérieur, est ensuite décédé en France à la suite de ses blessures. Les autorités françaises, tout comme l'ONU, attribuent cette attaque au Hezbollah, qui a nié toute implication.
Emmanuel Macron a également commenté l'incident, soulignant le prix que la France paie pour sa présence en mission à l’étranger, affirmant qu'Anicet Girardin « rappelle notre engagement dans le cadre de la Finul ». Il a appelé à une condamnation claire des auteurs de l’attaque.
Le troisième soldat français tué depuis le début de la guerre
À titre posthume, Anicet Girardin a été décoré de la médaille militaire, de la croix de la Valeur militaire avec palme de bronze, et a été fait chevalier de la Légion d’honneur. Il laisse derrière lui sa compagne, également militaire, et un fils de seulement deux ans. Son chien, Ros, qui l'accompagnait durant sa mission, a été réformé et est désormais rentré auprès de sa famille.
Anicet Girardin est le troisième soldat français perdu au Moyen-Orient depuis le début des conflits récents, illustrant un sacrifice tragique au service de la paix.







