Les récentes alertes sur le virus des Andes mettent en lumière Stéphanie Rist, une figure montante de la santé publique en France. Âgée de 52 ans et ancienne rhumatologue, elle est récemment devenue ministre de la Santé. Sa gestion face à cette crise peut-elle lui permettre de s'illustrer comme Olivier Véran l’a fait avec le Covid-19 ?
Depuis plusieurs jours, Rist se consacre entièrement à l'évolution de l'hantavirus et a annulé ses projets pour sa circonscription à Orléans, préférant rester à son poste au ministère. "Les journées sont intenses. Les problématiques s’enchaînent. C'est une tension continue de concentration", révèle-t-elle dans une interview avec Franceinfo, rappelant ses nuits de garde d’interne.
Les Français commencent à connaître cette ministre, propulsée sous le feu des projecteurs, notamment lors d’une conférence de presse où elle a présenté l’état des lieux concernant l'hantavirus. "Il est essentiel d'aller dans les médias pour faire preuve de transparence. Mon but n'est pas de rechercher la célébrité médiatique, mais d'informer", précise-t-elle.
Une communication en demi-teinte
Depuis ses premières apparitions, l’exercice de communication suscite des retours variés. "Elle n'est pas la plus à l'aise", confie un ancien ministre du même parti. Rist, consciente de sa mise en avant, admet ne pas être rodée aux médias. "Je suis comme je suis. J’ai mal compris certains aspects à cause de ma dyslexie, mais le fond reste l'essentiel", ajoute-t-elle, défendant ses interventions.
Bien que le contexte sanitaire d'aujourd'hui soit très différent de celui du début de la pandémie de Covid-19, le gouvernement souhaite afficher une vigilance exemplaire afin d'éviter toute critique. "On est en constante concertation avec le Premier ministre. Le bon niveau de communication est crucial", souligne-t-elle.
Un soutien solide
Rist n'est pas isolée dans sa mission. Son collègue, Sébastien Lecornu, gère également la situation de près. "Traiter les crises dès leur origine est fondamental", explique un membre de son cabinet, soulignant l'importance d'une réaction rapide.
La ministre, originaire de la première génération des macronistes, a débuté sa carrière politique il y a dix ans et a rapidement réussi à s'imposer dans le paysage politique. Sa proximité avec Gabriel Attal, soutien potentiel à la présidentielle, pourrait lui ouvrir de nouvelles opportunités.
"Je militerai pour que la santé soit un thème fort lors du débat présidentiel", conclut-elle, déterminée à laisser son empreinte dans la gestion sanitaire actuelle. Entre réunions et visioconférences, la ministre continue de suivre attentivement la situation de l'hantavirus en France.







