À l'aube de la rentrée scolaire, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, réaffirme l'importance d'une école libre de distractions numériques. Dans un entretien, il a partagé sa vision pour 2026, qui inclut l'élargissement de l'interdiction du téléphone portable non seulement au collège, mais également au lycée. Ce changement s'inscrit dans une volonté plus large de protéger la santé mentale et le bien-être des élèves.
Des études récentes, relayées par des experts de la santé mentale comme le Dr Alice Dupont, mettent en avant les risques liés à une utilisation excessive des écrans chez les jeunes, notamment l'augmentation des troubles anxio-dépressifs. Selon le Dr Dupont, "un environnement scolaire sans téléphone favorise davantage les interactions sociales et l'apprentissage".
L'interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans est également envisagée, avec un projet de loi prêt à être examiné par le Parlement dès le mois prochain. Ce projet vise à rendre l'école plus concentrée sur l'apprentissage, comme l'a déclaré le ministre: "Le temps de l'école ne doit pas être dévolu aux téléphones".
Par ailleurs, l'idée d'une période transitoire avant la mise en œuvre de ces mesures a été évoquée afin de garantir une transition en douceur. Le ministre, accompagné de sa collègue Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge du numérique, cherche à obtenir un consensus autour de ces sujets sensibles.
Ce discours est largement soutenu par des études qui montrent que la sociabilité et les capacités de concentration des étudiants sont altérées par l'usage intensif des appareils. Par conséquent, le ministre souligne l'importance de créer un environnement propice à l'apprentissage et à l'interaction humaine, plutôt que de laisser la technologie dicter ces moments cruciaux.
La communauté éducative, ainsi que de nombreux parents, voient d'un bon œil ces propositions, certain que cela contribuera à un bien-être accru des élèves dans la sphère scolaire. Il reste à voir comment ces mesures seront mises en œuvre et acceptées, particulièrement dans les lycées, où la résistance pourrait être plus palpable.







