Amélie de Montchalin a partagé ses réflexions sur le projet de loi de finances dans une interview au JDD, révélée le dimanche 4 janvier. Les discussions s'apprêtent à reprendre au sein de la commission des Finances.
Alors que l'examen du budget de l'État pour 2026 bat son plein, la ministre des Comptes publics a affirmé lors de cet entretien que “beaucoup de sujets qui cristallisaient les débats ne peuvent plus être discutés car le 1er janvier est passé”. Ce constat fait suite à l'adoption d'une loi spéciale, permettant d'éviter un blocage total face à l'impossibilité de voter le budget avant la fin de l'année précédente.
En ce qui concerne les retraités, la ministre a tenu à les rassurer, déclarant que “rien ne changera en 2026” pour eux. En effet, l'abattement fiscal de 10% qui leur est accordé sera maintenu, comme l'a confirmé Montchalin. La reprise des débats au sein de la commission des Finances est prévue pour le jeudi 8 janvier.
Un objectif clair pour le déficit
Avec les difficultés d'adoption du budget en toile de fond, la question se pose de savoir si le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait envisager d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution. Ce dernier a pourtant promis, au début d'octobre, de ne pas y recourir. Montchalin a indiqué que “toutes les options, en dehors d’un compromis, nous exposent : ne pas avoir de budget pourrait créer davantage d’instabilité”.
Roland Lescure, ministre de l’Économie, a exprimé une certaine optimisme : “Nous pouvons avoir un budget de l’État voté avant la fin du mois de janvier. Les conditions sont réunies, je sens qu’il y a une volonté d’avancer et d’aboutir de la part des principaux acteurs”. Ensemble, ils soulignent l’ambition du gouvernement d’atteindre un déficit inférieur à 5% du PIB. Ces déclarations ont suscité des réactions variées dans le paysage politique français, où plusieurs experts appellent à une gestion rigoureuse des ressources publiques.







