Alors que les élections municipales de 2026 approchent à grands pas, la bataille pour la mairie de Paris fait déjà rage. Dans une interview accordée à La Tribune du Dimanche, Emmanuel Grégoire, candidat du Parti Socialiste, n’a pas hésité à exprimer ses réserves concernant l’activité de Rachida Dati sur les réseaux sociaux.
Dati, actuelle ministre de la Culture et concurrente des municipales, s'est récemment illustrée par ses vidéos impactantes, notamment celles en compagnie des éboueurs parisiens, qui semblent attirer l'attention. Grégoire, cependant, a émis des doutes sur l’efficacité de ces campagnes virtuelles. Il a déclaré : « Rachida Dati est sans conteste une talentueuse tiktokeuse, mais je doute que ses succès d’audience soient réellement fondés sur des convictions solides plutôt que sur la moquerie. »
La dynamique de la campagne se dessine, et Emmanuel Grégoire se positionne comme un candidat désireux d’établir un lien solide avec les Parisiens. Contrairement à Anne Hidalgo, son prédécesseur, il se présente comme « à portée de main » et insiste sur le besoin d’une proximité réelle avec la population.
Sur le sujet de la sécurité, Grégoire conteste les propositions de Dati d’armer la police municipale. « Les agents ne sont même pas habilités à effectuer des contrôles d'identité ; un armement limité ne répondrait en rien à leurs missions prioritaires, qui consistent à lutter contre les incivilités », a-t-il souligné. Ces prises de position, reprises par des médias comme Le Monde, montrent une volonté de réforme plutôt qu’une simple réponse police-violence.
Enfin, la question de la dette de la ville, qui s’élève à environ 10 milliards d’euros, est également sur la table. Grégoire s’oppose fermement à tout projet de faillite et la décrit comme une « opportunité d’investissement public », soulignant ainsi la nécessité d’un débat clair et constructif sur les finances de la capitale.
Cette campagne pour la mairie de Paris s’annonce très disputée, mettant en lumière des divergences marquées entre les candidats et leurs visions respectives pour l’avenir de la ville.







