Dans une lettre ouverte datée du 4 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est adressé aux agriculteurs afin de répondre à leurs inquiétudes croissantes. "Notre boussole est désormais claire : il est temps de mettre fin aux inégalités", a-t-il affirmé, soulignant l'importance d'un traitement équitable dans la politique agricole.
Ce message intervient à un moment critique, où les agriculteurs expriment leur frustration concernant des problématiques importantes comme la gestion de la dermatose bovine et les effets du Mercosur sur la concurrence. Lecornu a promis de rétablir la justice économique en supprimant ou en ajustant certaines règles jugées trop contraignantes pour les agriculteurs, sans négliger la protection de l'environnement et de la santé publique.
Dans un engagement fort, il a assuré que le budget de la politique agricole commune (PAC) ne sera pas réduit. De plus, il a annoncé que des mesures seraient prises pour suspendre certaines importations de produits en provenance de pays d'Amérique du Sud, ciblant spécifiquement des denrées comme les avocats et les pommes. Le Monde rapporte que cette décision pourrait soulager certains acteurs de la filière agricole.
Vers une escalade des tensions ?
Cependant, malgré ces engagements, le climat reste tendu au sein du secteur. "Si la réponse du gouvernement ne répond pas à nos attentes, le mouvement pourrait se durcir", a exprimé un agriculteur qui préfère garder l'anonymat. Le Premier ministre a également annoncé une réunion en urgence pour discuter des mesures à prendre concernant la dermatose bovine, suite à un nouveau cas identifié en Ariège.
Des experts, comme Jean-François Loiseau, observateur averti du secteur agricole, estiment que les actions du gouvernement ne seront efficaces que si elles s'inscrivent dans un dialogue constructif avec les agriculteurs. Pour lui, "il est essentiel d'écouter les revendications du terrain".
En somme, Sébastien Lecornu semble être conscient des attentes et besoins des agriculteurs, mais la route vers une paix durable dans le secteur agricole est encore semée d'embûches.







