Lors d'une interview sur BFM TV le 6 janvier, la présidente du groupe La France Insoumise (LFI), Mathilde Panot, a évité de qualifier Nicolas Maduro, ancien président du Venezuela, de dictateur. Face à une question directe de la journaliste Apolline de Malherbe, elle a déclaré : « La question n’est pas la qualification du régime ». Cette réponse a relancé le débat sur la légitimité de l'ancien dirigeant vénézuélien, qui fait l'objet de nombreuses controverses internationales.
La conversation a tourné autour de l'intervention potentielle des États-Unis, mathilde Panot a insisté sur le droit du peuple vénézuélien à choisir son propre avenir. Selon elle, l'ingérence étrangère n'est pas acceptable et doit être combattue. « Le peuple vénézuélien a le droit de choisir lui-même son avenir, ce n’est pas une puissance étrangère qui doit décider pour lui », a-t-elle expliqué, dans un contexte marqué par la tension entre Washington et Caracas.
Ce refus de qualifier Maduro de dictateur a suscité des réactions variées dans le paysage politique français. Les opposants à LFI considèrent cette position comme un soutien implicite à un régime souvent critiqué pour ses violations des droits humains. En revanche, certains militants défendent cette approche comme un appel à la souveraineté du peuple vénézuélien.
Avis d'experts, comme celui de la politologue française Anne Le Gaule, soulignent l'importance d'un dialogue constructif plutôt que de se livrer à des jugements hâtifs. « Il est crucial de rappeler que la désignation d'un chef d'État comme dictateur n'est pas seulement une question terminologique, mais a des implications profondes sur les relations internationales », affirme-t-elle.
Mathilde Panot a en outre plaidé en faveur de la libération de Nicolas Maduro, affirmant qu'il pourrait être victime d'un « kidnapping » international : « Sinon, cela veut dire que vous cautionnez un kidnapping », a-t-elle précisé. Une opinion qui a encore alimenté le débat sur les vrais enjeux derrière les conflits en Amérique latine.
Dans un contexte de tensions croissantes entre l'Occident et certains régimes d'Amérique Latine, cette interview met en lumière la complexité des relations internationales et la façon dont elles sont perçues au sein même du débat politique français.







