Gaël Perdriau, l'ex-maire de Saint-Étienne, a annoncé sa mise en détention après avoir été condamné à quatre ans de prison ferme en raison de son implication dans une affaire de chantage liée à une vidéo intime. Bien qu'il ait fait appel de son jugement, il a respecté la décision de justice, affirmant sur les réseaux sociaux qu'il se conformait à «la décision de justice qui a été rendue, dans le respect des institutions de notre pays».
Ce scandale, qui a éclaté au grand jour en décembre 2022, concerne la tentative de filmage à l'insu de son premier adjoint dans une chambre d'hôtel, orchestrée par Perdriau et ses complices. Selon le tribunal correctionnel de Lyon, les accusés ont utilisé cette vidéo pour faire taire leur victime, tout en finançant le complot avec des fonds publics. En plus de Perdriau, ses trois coaccusés, dont l'ancien adjoint à l'Éducation, Samy Kefi-Jérôme, ont également été condamnés, tous ayant décidé de faire appel.
Perdriau, qui a dirigé la ville de 2014 à 2025, a qualifié cette décision de «terrible injustice», espérant que la cour d'appel entendra sa voix. Le Monde rapporte que ses avocats étudient toutes les possibilités pour contester cette décision.
Les conséquences de cette affaire s'étendent au-delà de la salle d'audience. Les citoyens de Saint-Étienne, ainsi que des experts en politique, expriment des préoccupations concernant l'intégrité des institutions locales. Un politologue a déclaré à Franceinfo que «cela soulève des questions sur la moralité au sein de la classe politique». Les appels à la transparence et à l'éthique n'ont jamais été aussi pressants.
Perdriau, son image ternie, fait face à des répercussions qui pourraient changer à jamais le paysage politique de Saint-Étienne. Alors que le système judiciaire continue d'examiner cette affaire, tous les yeux seront tournés vers l'issue de l'appel et ses conséquences potentielles à long terme.







