Le Rassemblement national (RN) a exprimé, le 7 janvier, son inquiétude suite à la mise en garde du président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, qui a évoqué une possible « ingérence » américaine dans le procès en appel du parti. Selon le RN, ces déclarations pourraient constituer une « pression inadmissible sur les magistrats ».
Le président du tribunal a réagi à un article de Der Spiegel, selon lequel l'administration précédente des États-Unis, sous Donald Trump, aurait envisagé des sanctions contre les juges ayant condamné Marine Le Pen lors d'un précédent procès. Dans ce contexte, Ghaleh-Marzban a affirmé : « Si de tels faits étaient avérés, ils représenteraient une ingérence inacceptable dans les affaires internes de notre pays ».
Pour le RN, cette intervention judiciaire soulève la crainte que le processus ne soit influencé par des facteurs externes. Dans un communiqué, le parti a stipulé que de tels propos pourraient « préjudicier gravement aux intérêts des prévenus », en faisant écho à une « fake news » alimentée par une information jugée « extrêmement douteuse ».
Des observateurs judiciaires, comme l'expert en droit constitutionnel Antoine Garapon, soulignent l'importance d’une justice indépendante : « La pression médiatique et politique sur les tribunaux ne peut que nuire à l’intégrité des décisions judiciaires ». En effet, ces préoccupations mettent en lumière les défis auxquels fait face la justice française, particulièrement lorsqu’il s’agit de procès avec une forte portée politique.
Le RN a également critiqué la couverture de la presse française, estimant qu’elle est « certainement malveillante » et qu'elle pourrait influencer l'avis des magistrats d'appel. Le parti reste en alerte face à toute forme de pression sur l'institution judiciaire, alors que Marine Le Pen et douze autres prévenus doivent comparaitre jusqu'au 12 février. Rappelons que Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans une affaire d'assistants parlementaires, assortie d'une peine d'inéligibilité qui compromet ses ambitions pour les élections de 2027.







