La commandante de la Brigade Anticriminalité (BAC) de Marseille fait face à des accusations graves suite à des événements survenus lors des émeutes de juillet 2023. Mise en examen pour « non-empêchement de crime ou délit d’atteinte contre les personnes », cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur le comportement des forces de l'ordre durant ces violences urbaines.
Les événements se sont déroulés dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, alors que Marseille était secouée par des émeutes réactionnelles à la mort tragique de Nahel, un jeune homme abattu par un policier lors d’un contrôle à Nanterre. Hedi, un jeune de 22 ans, a été gravement blessé à la tête par un tir de LBD, nécessitant une intervention chirurgicale pour une partie de son crâne.
Selon une enquête de La Provence, plusieurs policiers de la BAC, y compris celui qui a tiré, ont été mis en examen pour violences volontaires aggravées. En parallèle, les témoignages des témoins ainsi que les images de vidéosurveillance ont été au cœur de l'investigation.
L'avocat de la commandante, Me Virgile Reynaud, a déclaré : « Aucun élément ne prouve que ma cliente ait eu connaissance des mauvais traitements. Elle a vu une scène chaotique avec des pillages et divers troubles, mais n’a pas été témoin direct de l'incident. » Un point de vue partagé par certains experts de la sécurité qui précisent que la gestion de ce type de situation est toujours complexe pour les forces de l'ordre.
Cette affaire fait partie d'un vaste contexte, car au total, pas moins de trente-trois enquêtes ont été lancées à travers la France concernant des allégations de violences policières liées aux émeutes. Marseille, deuxième ville de France, a été particulièrement touchée avec un nombre élevé d'incidents et des affrontements intensifiés.
Outre les répercussions sur l'image de la police, cette situation interpelle aussi sur la nécessité d'une réforme dans la gestion des violences urbaines. Des voix s'élèvent pour appeler à davantage de transparence et de responsabilité au sein des institutions chargées de garantir la sécurité publique. Les débats n'en sont qu'à leurs débuts, mais ils reflètent des inquiétudes profondes sur ce que beaucoup perçoivent comme un besoin urgent de réformer la police en France.







