Lors de la Conférence des ambassadeurs à l'Élysée, Emmanuel Macron a exprimé des préoccupations majeures concernant le déséquilibre croissant sur la scène mondiale. Le président français a souligné un « monde qui se dérègle », évoquant l'agressivité des États-Unis et de la Chine, ainsi que les menaces posées par des puissances comme la Russie et l'Iran.
Macron a mis en évidence un « risque d'effacement », précisant que les États-Unis semblent s'« éloigner progressivement » de certains de leurs alliés tout en « s'affranchissant des règles internationales ». Il a dénoncé la « véritable tentation de partage du monde » entre grandes puissances, reflétant l'incertitude actuelle qui règne sur l'ordre mondial.
Pour Emmanuel Macron, l'enjeu est de « continuer à nous renforcer » dans une logique de puissance pour la France et l'Europe. Il a partagé son inquiétude concernant la protection des intérêts économiques européens face à « l'agressivité chinoise et aux tarifs américains ». En accord avec des experts économiques, il a proposé de construire un agenda économique axé sur « la protection », insistant que l'Europe doit mieux réguler son environnement économique.
Les réalités économiques et géopolitiques actuelles nécessitent une « politique de préférence européenne », afin de protéger les acteurs européens des influences extérieures moins respectueuses des règles du commerce international. Cela fait écho aux recommandations de plusieurs analystes qui soulignent la nécessité d'une union plus forte et plus solidaire au sein de l'Europe pour faire face aux défis contemporains.
Dans cette atmosphère tendue, Macron insiste sur l'importance d'une réponse coordonnée et d'une vision commune entre les États membres de l'Union européenne. À cet égard, il évoque des stratégies à long terme pour garantir la sécurité et la prospérité d'une Europe unie face aux défis mondiaux, une vue que partage le think tank européen Bruegel dans ses récentes analyses sur la géopolitique.







