Lors d'une conférence de presse tenue ce vendredi, Pierre Hurmic, le maire écologiste sortant de Bordeaux, a officiellement déclaré sa candidature pour un nouveau mandat. Ce n’était qu’une question de temps, mais son annonce marque un tournant dans la course municipale qui s'annonce compétitive.Agé de 70 ans et avocat de profession, Hurmic a surpris le paysage politique en remportant les élections de 2020 après 73 ans de domination de la droite et du centre. Dans ses déclarations, il a affirmé : « Cela fait plusieurs mois que l'on m'interroge. Aujourd'hui, je vous annonce que je suis prêt à briguer un nouveau mandat pour continuer de servir les Bordelais ». Il a également exprimé son désir de transformer Bordeaux en l'une des villes les plus résilientes face au changement climatique, une démarche qu'il juge essentielle pour le bien-être des générations futures.
Dans un contexte où beaucoup de maires sont perçus comme « les urgentistes de la République », Hurmic a souligné l'importance d’une politique axée sur le courage : « Je veux combattre la morosité ambiante et la fracture démocratique. » Ces mots résonnent fort alors que différents courants politiques cherchent à s'affirmer sur la scène bordelaise.
Une opposition unie face à lui
Avec le décès tragique de l’ancien maire Nicolas Florian en janvier 2025, la dynamique politique à Bordeaux a changé. Aujourd'hui, l'opposition de droite et du centre a uni ses forces derrière Thomas Cazenave, député Renaissance, tandis que d’autres figures comme le directeur d'études et économiste Philippe Dessertine annoncent leur candidature, ajoutant ainsi à la diversité idéologique du paysage.
De plus, les extrêmes politiques n'ont pas l'intention de rester en retrait. Julie Rechagneux, députée européenne du Rassemblement national, et Virginie Bonthoux Tournay, candidate de Reconquête!, risquent d'attirer une part significative de l'électorat. Au sein des candidats de gauche, Nordine Raymond, représentant de La France insoumise, pourrait aussi bien rivaliser avec Hurmic dans cette bataille pour le cœur des Bordelais.Alors que l'échéance du premier tour, prévue pour le 15 mars 2026, approche, la ville de Bordeaux se prépare à vivre une campagne électorale riche en enjeux. Les Bordelais devront réfléchir aux propositions et aux visions politiques des candidats qui se présenteront à leur porte.







