Un tribunal de Quimper a récemment prononcé une peine d'un an de prison contre un homme de 50 ans qui a assailli son ex-épouse de messages malveillants. Entre octobre et décembre 2025, il a envoyé près de 95 pages de messages, atteignant sa victime jour et nuit, avec des contenus odieux, insultants et menaçants.
La présidente du tribunal a choisi de ne pas lire chaque message en détail, mais a souligné que leur nature était répétitive et particulièrement dérangeante. Certains de ces messages incluaient des références particulièrement choquantes. "Tu vas finir comme Gisèle PeIicot et Delphine Jubillar," a par exemple mentionné un message, associant des noms tristement célèbres de femmes disparues.
En plus des messages, le prévenu a multiplié les appels téléphoniques afin de maintenir une pression sur sa victime. Ce type de comportement constitue un harcèlement moral grave, comme l'explique le sociologue Jean-Pierre Martin : "La plupart du temps, les victimes de ce genre de harcèlement souffrent longtemps après la séparation. Les effets psychologiques peuvent être dévastateurs."
Ce cas a suscité une attention particulière, car il met en lumière l'importance croissante de prendre des mesures contre la violence psychologique. Des associations de soutien aux victimes, comme le collectif "Femmes Solidaires", ont applaudi cette décision judiciaire, appelant à une sensibilisation renforcée sur le sujet. Une porte-parole de l'association a déclaré : "Chaque condamnation pour harcèlement est un pas de plus vers la reconnaissance des souffrances des victimes."
Ce verdict fait écho à d'autres décisions judiciaires récentes qui cherchent à promouvoir une justice plus réactive face à la violence, qu'elle soit physique ou psychologique. La justice française semble de plus en plus consciente de la nécessité de s'attaquer à ces comportements inacceptables, et ce cas à Quimper pourrait marquer une étape dans cette lutte.







