Dans un tournant inattendu mais stratégique pour les élections municipales à Besançon, Jean-Sébastien Leuba, dissident au sein du Parti socialiste (PS), a annoncé le retrait de sa candidature. Cette décision fait suite à un accord signé entre le bureau national du PS et le parti écologiste, propulsant la maire sortante, Anne Vignot, en première ligne. Cette union, qui vise à solidifier la position de la gauche, a soulevé des interrogations.
À l’issue d'une rencontre ce jeudi 8 janvier, Leuba a déclaré que sa décision a été prise « en responsabilité ». Précédemment, il avait exprimé des doutes quant à l’absence de discussions préalables à ce ralliement. Dans un communiqué, son groupe a affirmé que cette alliance pourrait priver certains citoyens d’une « offre politique » réellement représentative, qui favoriserait la victoire de la gauche à Besançon.
Pour le moment, Leuba sollicite une réunion avec l’équipe d’Anne Vignot, espérant clarifier les intentions de sa liste, « Besançon Forte et solidaire », face à cette nouvelle configuration. Il a précisé que sans un acte formel pour officialiser l'accord, l'avenir de sa liste reste flou. Cette situation est d'autant plus délicate qu'aucun autre accord local n'a été établi avant la décision nationale, comme l’a rapporté France Bleu.
Le retrait de Leuba ne constitue pas une perte isolée pour la gauche : Nicolas Bodin, également candidat dissident, a récemment décidé de se retirer. En conséquence, seules trois listes à gauche sont désormais attendues pour le premier tour des municipales, prévu le 15 mars 2026.
Les analystes politiques s'interrogent sur l'impact de cette décision sur l'électorat. Jean-Michel Saury, politologue à l'Université de Franche-Comté, déclare : « Ce type de rassemblement, en théorie, peut être fructueux, mais il nécessite un véritable engagement des différents acteurs pour séduire les électeurs. » Ainsi, la dynamique à gauche à Besançon est à surveiller de près, alors que la campagne électorale prend forme.







