Le 30 novembre, la ville de Neuves-Maisons, près de Nancy, a été le théâtre d'une tragédie lorsque un incendie criminel a causé la mort de cinq personnes. Ce drame a fortement choqué la communauté et soulève des questions sur la sécurité et le narcotrafic dans la région.
Suite à cet incident, six personnes ont été mises en examen, incluant trois mineurs et deux détenus qui auraient orchestré cet acte téméraire. Le procureur François Capin-Dulhoste a précisé qu'un des détenus, âgé de 21 ans, est soupçonné d'être l'un des principaux organisateurs et qu'il purge actuellement une peine de cinq ans à Châlons-en-Champagne. Son co-détenu, également impliqué dans une affaire de trafic de stupéfiants, a été interpellé dans le cadre de cette enquête.
Le sinistre a coûté la vie à un couple de 59 et 60 ans, à leur fils cadet de 16 ans, et à deux amis de leurs enfants, âgés de 16 et 20 ans. Un unique survivant, le fils aîné de 22 ans, a réussi à s'échapper par les toits et a pu alerter les secours, selon Sud Ouest.
Des détails préoccupants émergent sur la motivation derrière cet acte criminel, qui pourrait être lié à des rivalités entourant le trafic de drogue. Le magistrat a fait état de la gravité de la situation, soulignant que les méthodes du narcotrafic étaient devenues une menace tangible pour la société.
Quatre autres suspects, dont trois adolescents âgés de 15 à 17 ans, ont également été mis en examen. Les témoignages révèlent qu'un jeune de 17 ans a avoué avoir déclenché l'incendie en aspergeant le bâtiment avec de l'essence. De son côté, l'autre mineur, sans antécédents judiciaires, a reconnu avoir conduit le véhicule ayant transporté les assaillants.
Toutes ces nouvelles informations sont révélatrices des dangers liés aux réseaux de drogues. Alain Moreau, criminologue, déclare : "L'aggravation de ces violences est directement liée à la lutte pour le contrôle des territoires de trafic, et il est impératif que nous prenions des mesures pour renforcer la sécurité." L'enquête se poursuit pour élucider les rôles et motivations de chacun des suspects afin d’identifier d'éventuelles complicités.







