Donald Trump a récemment réunie les leaders des grandes compagnies pétrolières américaines à la Maison Blanche afin de les inciter à investir massivement au Venezuela. Le président a déclaré : "Vous aurez une sécurité totale", insistant sur la volonté des États-Unis de gérer directement les relations avec les entreprises, sans passer par Caracas.
"Nous allons explorer comment les grandes entreprises américaines peuvent rapidement reconstruire l'industrie pétrolière vénézuélienne et produire des millions de barils pour le bénéfice des États-Unis et du peuple vénézuélien," a ajouté Trump. Le vice-président JD Vance et d'autres membres de l'administration ont également assisté à la réunion.
Les entreprises présentes incluent Chevron, ExxonMobil, et Shell, entre autres. Seul Chevron détient actuellement une licence pour opérer au Venezuela, tandis qu'ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le pays pour des raisons liées à des réglementations strictes imposées par l'ancien président Hugo Chavez.
Selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole au monde, dépassant les réserves saoudiennes. Cependant, en raison d'années de sous-investissement, la production actuelle connaît une stagnation, plafonnée à environ un million de barils par jour.
Trump voit dans cette situation une opportunité tant pour la diminution des prix du pétrole que pour un retour en force des entreprises américaines dans un marché largement inexploité. Cependant, attirer des investissements reste un défi face à l’instabilité politique du pays et aux enjeux de sécurité soulignés par plusieurs experts.
Le ministre américain de l’Énergie a mentionné qu’il pourrait être possible d’atteindre une production supplémentaire de centaines de milliers de barils par jour, à condition que la situation politique s’améliore. De plus, il a reconnu que la rénovation des infrastructures nécessitera des milliards de dollars et prendra du temps. En attendant, le gouvernement américain prévoit d’expédier des équipements et d’experts pour aider à moderniser les installations.
Dans ce contexte, Washington pourrait envisager de lever certaines sanctions pour faciliter la vente de pétrole vénézuélien sur le marché international. Cependant, cela dépendra de la capacité du Venezuela à créer un environnement favorable à des investissements durables.
Le débat sur l'avenir du secteur pétrolier vénézuélien illustre les tensions permanentes entre l'opportunité économique et les défis politiques. Des analystes estiment que même avec des investissements étrangers, la résolution des problèmes structurels du secteur prendra un temps considérable, mais pourrait également favoriser l'amélioration des relations diplomatiques entre Washington et Caracas.







