Alors que des agriculteurs expriment leur mécontentement dans les rues de Paris, Bruno Retailleau, président des Républicains, a mis en garde contre les conséquences potentielles de l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Selon lui, un vote favorable de la France pour cet accord serait assimilé à une "agression" contre les intérêts agricoles français.
Retailleau souligne que toute approbation de cet accord compromettrait la souveraineté nationale sur l'agriculture et l'indépendance alimentaire de la France. Lors d'un entretien sur France Inter, il a averti qu'une telle décision pourrait entraîner une censure gouvernementale, notamment aux yeux du ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu.
Les agriculteurs, en colère, interpellent le gouvernement sur le risque que l'ouverture des marchés pourrait poser vis-à-vis de la concurrence accrue provenant des pays latino-américains, qui bénéficient souvent de coûts de production moindres. Cette situation relance le débat sur l’avenir de la politique agricole européenne, déjà fragilisée par des crises successives.
En effet, une étude de France Agrimer souligne que les normes environnementales et sanitaires, qui sont bien plus strictes en France et en Europe, rendent difficile la concurrence avec les produits importés du Mercosur. Philippe Chalmin, économiste, ajoute que l’approbation de cet accord pourrait également affaiblir le modèle agricole français, déjà en tension face aux exigences de durabilité.
La colère des agriculteurs s'est ainsi cristallisée autour de cette négociation, qui commence à éveiller de vives réactions au sein de la classe politique. Alors que les tensions continuent de croître, il reste à voir si le gouvernement cédera à la pression populaire ou maintiendra sa position face aux enjeux économiques internationaux.







