Dans la perspective des élections municipales de mars 2026, le Rassemblement national (RN) a décidé de retirer son soutien à Adrien Nave, le candidat tête de liste à Dunkerque, en raison de la présence de membres de l'Action française sur sa liste.
Le Rassemblement national ne souhaite pas compromettre son image. Dans un communiqué relayé par 20 Minutes, le parti a annoncé le retrait de l'investiture d'Adrien Nave, qui était pressenti pour mener la liste du RN à Dunkerque. La controverse a trouvé son origine dans la présence d'un porte-parole de l'Action française, un groupe connu pour son positionnement royaliste et d'extrême droite, sur la liste, ce qui a été officialisé en toute fin de semaine.
Selon les déclarations du RN, Adrien Nave aurait manqué à ses engagements envers le parti. Sébastien Chenu, vice-président du RN, a affirmé que "les documents remis et la composition effective de la liste" indiquaient une dissimulation inacceptable, faisant craindre à la direction du parti des répercussions sur l'image du RN.
"Une trahison"
Sébastien Chenu a précisé : "Antoine La Scola, qui se fait appeler Antoine Grosjean sur les réseaux sociaux et qui représente l'Action française, occupe la septième place sur la liste d'Adrien Nave." Il a qualifié cette situation de "trahison" qui ne pourrait rester sans suite. Par conséquent, en plus de perdre son investiture, Adrien Nave est convoqué à une commission des conflits pour envisager son exclusion du parti.
Un autre point de tension concerne Maxence Accart, délégué départemental adjoint du RN, qui aurait été écarté de la liste finale déposée à la sous-préfecture de Dunkerque, alors qu'il était initialement supposé en faire partie, comme l'a rapporté Sébastien Chenu.
Ce désinvestissement n'est pas un incident isolé : lors des précédentes municipales, le RN avait déjà retiré des investitures, comme Christian Richaud Simoni à Carpentras, dont les antécédents, incluant des tweets jugés racistes et sexistes, avaient été exposés par Libération.







