Deux espèces d'oiseaux emblématiques des Pyrénées, le grand tétras et le lagopède, sont sur le point d'être classées comme espèces protégées, selon un projet de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Ce changement entraînerait leur interdiction de chasse, une décision qui est fortement critiquée par la Fédération de chasse des Pyrénées-Atlantiques, qui la considère comme une mesure contre-productive.
Alors que les associations écologiques applaudissent cette initiative, la Fédération de chasse affirme qu'elle pourrait nuire à la conservation de ces espèces. Selon Didier Garat, président de la fédération, "cette décision représente une erreur stratégique. En retirant le grand tétras du statut d’espèce chassable, on compromet les efforts réalisés pour stabiliser sa population et empêcher son déclin. Nous avons travaillé sans relâche depuis des années pour favoriser son retour dans les zones où il avait disparu. Maintenant, ces efforts sont menacés."
Les opinions divergent au sein de la société française sur cette question. Les défenseurs de l’environnement estiment que la protection de ces oiseaux est essentielle pour préserver la biodiversité régionale. En revanche, les chasseurs soutiennent qu'une régulation contrôlée de la chasse pourrait contribuer à une gestion durable des populations d'oiseaux.
Didier Garat prévoit de mobiliser les parlementaires pour s'opposer à cette décision, affirmant que le gouvernement doit trouver un équilibre entre la conservation des espèces et les pratiques de chasse durables. Selon des rapports de Chasseurs 64, cette situation soulève une question plus large sur l'avenir de la faune sauvage en France et sur la manière de concilier les intérêts des différents groupes concernés.







