Le tribunal administratif de Versailles a rendu un verdict ferme : plusieurs exploitants de parkings sauvages situés à proximité de l’aéroport d’Orly, notamment des sociétés comme France Park, Transprima, HBRI et Parking Orly Val, doivent arrêter leurs activités. Cette décision, annoncée le vendredi 17 avril, fait suite à une série de recours infructueux de la part des exploitants tentant de contester les arrêtés préfectoraux.
Ces parkings, installés dans des communes voisines telles que Chilly-Mazarin, Wissous, Athis-Mons, et Rungis, proposent des tarifs très attractifs pour le stationnement, avec des prix avoisinant 60 euros la semaine, contre 160 euros pour les parkings officiels d’Aéroport de Paris. De plus, un service de navette gratuite est souvent proposé pour transport les clients jusqu'à leurs terminaux.
Cependant, ces structures illégales ont attiré l'attention des autorités qui pointent du doigt les nombreuses infractions aux réglementations en matière de sécurité, d'environnement et de commerce. Une source proche du dossier indique que la situation était devenue préoccupante, entraînant des risques d'incendie et de pollution, qui ont entraîné des plaintes de la part des municipalités concernées.
Des risques d’incendie et de pollution
En 2023, des arrêtés émis par le préfet de l’Essonne avaient déjà ordonné la cessation des activités pour des sociétés comme Transprima et France Park, après des constats d'infractions au code de l'environnement et de la sécurité. Toutefois, un jugement précédent avait annulé certaines décisions, arguant que le préfet s'était « irrégulièrement substitué à la commune » de Wissous. Cela a provoqué une réaction énergique de la part des municipalités, qui ont décidé de prendre les devants pour protéger leurs territoires.
Les municipalités de Wissous, Athis-Mons et Rungis, directement affectées par cette situation, avaient commencé à interdire l'exploitation de ces parkings, citant non seulement les risques environnementaux, mais aussi la menace d'accidents potentiels causés par une surveillance laxiste. Leur détermination a finalement porté ses fruits lorsque le tribunal administratif a rejeté les appels des sociétés, confirmant ainsi la fermeture définitive de leurs installations.
En conclusion, cette décision judiciaire fait écho aux préoccupations de nombreuses collectivités locales qui luttent contre l'expansion non réglementée de ces parkings, un sujet majeur de désaccord entre les acteurs économiques et les autorités locales. Ces dernières espèrent qu'elle servira d'exemple pour garantir un développement urbain respectueux et sécurisé.







