Edouard Geffray, ministre de l’Éducation Nationale, a récemment accordé un entretien à La Dépêche du Midi où il aborde la baisse démographique en France. Cette situation, bien que préoccupante pour l'ensemble du pays, pourrait offrir une opportunité d'amélioration pour le système éducatif. En effet, selon M. Geffray, le défi consiste à transformer cette ‘mauvaise nouvelle’ en un tremplin pour reconfigurer l'éducation au profit des élèves.
Il souligne que le nombre d’élèves par classe est en baisse, passant de 23 à 21 élèves en moyenne depuis 2017, ce qui est un progrès notable. Cependant, Geffray admet que la France reste en tête des pays européens avec les plus grands effectifs par classe. En comparaison, des nations comme l’Italie affichent des classes autour de 19 élèves, ayant déjà traversé une baisse démographique dans le passé.
« Notre objectif est d’atteindre un ratio proche de 19 élèves par classe », précise le ministre. Toutefois, il avertit que la situation varie grandement selon les régions, certains coins de France ayant encore des classes très chargées, tandis que d'autres comptent à peine une dizaine d'élèves.
Quant aux changements budgétaires prévus, il est essentiel d'adapter le nombre de professeurs en fonction des besoins démographiques. Pour 2026, il y aura une diminution des recrutements, mais cela devra se faire de manière mesurée pour éviter une crise dans les années à venir. « Nous ne devons pas fragiliser le système éducatif, » prévient M. Geffray.
Sur le terrain, la question des fermetures de classes se pose. Le ministre assure que chaque décision se fera en consultation avec les maires, prenant en compte les spécificités rurales et urbaines. « L’école est un pilier de l’aménagement du territoire. », insiste-t-il.
Concernant la démographie en général, Geffray évoque les mesures prises par le gouvernement, comme le congé de naissance. Bien que les effets soient attendus sur le long terme, il reste optimiste sur l’avenir de l’École en France et souhaite que les Français retrouvent confiance dans leur avenir et dans leur désir de fonder une famille.
Pour conclure, le ministre rappelle l'importance de voir au-delà des chiffres et de croire en un avenir meilleur pour les jeunes générations. « Il vaut toujours mieux miser sur l’espoir que sur le désespoir », conclut-il, invitant à envisager une reprise des recrutements d’enseignants lorsque les conditions le permettront.







